Microsoft investit au CHUQ

Québec - Microsoft investit au CHUQ

Le ministre de la Santé et des Services Sociaux, M. Philippe Couillard et le premier ministre du Québec M. Jean Charest étaient tout sourire avant la conférence de presse.Canoë

Marc-André Boivin

On a vu les bienfaits qu’avait la thérapie par le rire du Dr Patch Adams sur les enfants malades. Place maintenant à la thérapie par le «click» de Microsoft.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, et son ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, étaient de la partie mardi matin en compagnie de Phil Sorgen, président chez Microsoft Canada, afin de participer à l’inauguration du Centre des technologies pour la mère et l’enfant au Centre mère-enfant du CHUQ.

Le programme, nommé CLICK, permet aux enfants qui sont hospitalisés plus souvent ou encore pour de longues périodes d’avoir accès à une trentaine de consoles Xbox, à 15 ordinateurs portables et 25 ordinateurs fixes, tous munis de Webcam. Le tout, comme le mobilier, est fourni par Microsoft. Vidéotron participe aussi en offrant de son côté le réseau d’accès sans fil.

Le CHUQ est le deuxième centre hospitalier au Canada à bénéficier d’un tel programme. Près d’une quinzaine d’hôpitaux canadiens auront droit à de tels investissements. CLICK permet aux enfants de se divertir en jouant à des jeux vidéo, mais aussi en parlant avec leurs copains ou leurs parents qui sont souvent bien loin de l’hôpital. Certains jeunes patients peuvent même étudier et envoyer leurs devoirs aux professeurs par courriel, évitant ainsi de prendre du retard malgré la maladie.

Yannick, pour ne nommer que celui-ci, a bénéficié du projet alors qu’il a dû être hospitalisé pendant 38 jours en raison d’une scoliose qui a nécessité trois opérations. «Ça m’a permis de parler avec des amis et ça m’a vraiment aidé parce que je ne pouvais même pas me lever de mon lit, lance celui qui a joué à Burn Out durant sa convalescence. Il faut faire le plus d’accidents de voiture possibles», ajoute-t-il en riant.

Les fonds investis par Microsoft permettent aussi l’embauche d’un éducateur spécialisé, Martin Thibodeau qui, en plus d’avoir implanté le programme au cours de la dernière année, se charge de l’animation auprès des enfants, mais aussi de voir à ce que tout fonctionne adéquatement. Et les résultats sont selon lui incroyables. «Les enfants réagissent très positivement au projet. Il ne focalise plus sur la maladie. C’est sûr que ça aide à guérir, on aide des familles complètes», lance-t-il fièrement.

Les futurs mamans qui doivent être hospitalisées pour des raisons de sécurité et qui sont loin de leurs proches peuvent elles aussi garder contact avec ces derniers. «Les familles trouvent le projet extraordinaire parce qu’il n’y a pas de détachement qui se fait. C’est une fenêtre sur le monde», ajoute Thibodeau qui a été applaudi chaudement après avoir été présenté par le premier ministre lui-même.

Rencontré après la conférence de presse, le président de Microsoft Canada estime que la compagnie fait la bonne chose en s’associant au Réseau Enfants-Santé pour effectuer les investissements. «C’est avant tout pour les enfants que nous le faisons. Nous démontrons ainsi que la technologie peut avoir un impact sur la guérison des enfants. Il y a différentes écoles de pensées à ce sujet, mais je crois que ça aide vraiment les enfants malades», affirme-t-il.

Premier ministre

La période de questions qui a suivi la conférence de presse a forcé le premier ministre du Québec à répondre à de nombreuses questions qui n’avaient aucun lien avec l’annonce d’aujourd’hui. Interpellé au sujet du conflit qui se poursuit au cimetière Notre-Dame-des-Neiges, Jean Charest a affirmé qu’il en avait assez et n’exclut pas l’adoption d’une loi spéciale lors du retour du congé de la fête du travail. «C’est une question de dignité humaine et notre patience est rendue à sa limite. Tous les scénarios sont sur la table en ce moment», a-t-il confirmé, visiblement exaspéré.

M. Charest a de plus affirmé que la SQ devra répondre de ses actes et des ses décisions à la suite du sommet de Montebello où on a pu identifier des policiers qui tentaient de se faire passer pour des manifestants plutôt violents. Il a toutefois écarté la tenue d’une enquête publique pour l’instant.

Le premier ministre veut de plus que l’on donne du temps à la commission Bouchard-Taylor qui se penche sur la question des accommodements raisonnables, de faire ses preuves. Il faut dire que la commission est toutefois bien mal partie. «C’est une question très importante pour l’avenir du Québec et je souhaite qu’on leur donne une chance» a-t-il ajouté.


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