QUÉBEC | Le spécialiste Gary Johns assure que la plupart des entreprises ne toléreraient jamais un absentéisme équivalant à trois semaines de travail.
«Trois semaines de congés de maladie par an, c'est beaucoup», estime le professeur de la Molson School of Business de l'Université Concordia, une sommité mondiale en matière d'absentéisme et de stress au travail.
«On voit parfois ça dans certains secteurs, quand la charge de travail est très lourde ou que les conditions de travail sont difficiles, mais pas dans un emploi de bureau », ajoute-t-il.
Selon Gary Johns, les contacts pénibles avec les contribuables ne peuvent, à eux seuls, expliquer l'absentéisme croissant chez Revenu Québec.
«Il doit y avoir une certaine influence sociale, les gens doivent regarder autour d'eux et percevoir qu'il n'est pas mal vu de prendre des journées de maladie, alors cela doit encourager une certaine culture de l'absence», a-t-il suggéré.
Dans plusieurs entreprises, au contraire, les employés qui doivent travailler plus fort pour pallier l'absence de collègues malades ont tendance à faire pression sur ceux qui exagèrent, conclut-il.