Une coroner recommande d'instaurer des cours de sécurité aquatique dans les écoles primaires et secondaires pour prévenir les noyades au Québec.
Selon la coroner Andrée Kromström, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, en collaboration avec la Croix-Rouge et la Société de sauvetage, doit s'attaquer aux dangers que peut représente l'eau vive.
Prohiber l'accès aux rivières étant «irréaliste» et surveiller tous les points de baignade étant «impensable», la coroner mise donc sur la sensibilisation de la population, en particulier des jeunes.
L'intégration de cours de sécurité aquatique aux programmes scolaires d'enfants et d'adolescents pourrait sauver des vies, croit Andrée Kromström.
Cela permettrait aux personnes de développer des aptitudes mentales et physiques pour mieux évaluer les dangers et mieux réagir en cas d'urgence.
Mort en eau vive
Cette recommandation fait suite à la noyade de Brigitte Gosselin, survenue en juillet 2005 dans la rivière Rouge à La Conception. Nageuse peu aguerrie et peu consciente des réels dangers de la rivière, elle avait été entraînée dans la mort par des remous sous les yeux horrifiés de sa soeur.
La coroner Kromström cite au passage deux autres décès survenus dans des circonstances similaires pour justifier ses recommandations.
Outre sensibiliser le public aux dangers de l'eau vive, elle recommande aux municipalités de La Conception, Labelle et Brébeuf d'installer sur les terrains et les plages une signalisation pour annoncer les endroits dangereux.
Elle leur recommande aussi d'élaborer des plans d'urgence pour sauvetage en rivière en formant en ce sens leurs premiers répondants et en leur fournissant les équipements nécessaires.