En voyant les résultats des premières analyses d'eau faites dans le cadre du Programme Rive, les citoyens de Saint- Cyprien-de-Napierville ont vu leurs doutes se confirmer: leurs cours d'eau contiennent une grande quantité de coliformes fécaux et de E. coli.
Rassemblés à l'hôtel de ville pour assister à la clinique d'information sur le Programme RIVE (Réseau d'Inspection et de Vérification de l'Eau), les citoyens de la petite municipalité de Saint-Cyprien- de-Napierville en Montérégie attendaient impatiemment de connaître les résultats des tests bactériologiques effectués la veille par Daniel Green de la Société pour Vaincre la Pollution (SVP).
C'est d'un seul bond qu'ils se sont levés lorsqu'ils ont enfin eu l'autorisation d'approcher de l'incubateur où reposaient depuis 24 heures trois coli-plaquettes dont plusieurs micro-puits avaient tourné au bleu, démontrant la présence de coliformes.
L'odeur à elle seule permettait de confirmer la culture bactériologique qui croissait dans les micro-puits remplis d'eau prélevée vendredi dans trois cours d'eau avoisinants.
«Nous avions de bons doutes depuis longtemps, mais disons que ces tests-là viennent confirmer la présence de coliformes dans nos cours d'eau», témoigne Jean-Paul Larivière, membre du comité de citoyens.
Surveillance accrue
S'ils révèlent la présence de coliformes, les résultats sont néanmoins bien meilleurs que ne l'espérait Daniel Green, environnementaliste de renom et instigateur du projet.
«C'est mieux que ce que je ne pensais, c'est donc une bonne chose. Il faut néanmoins faire attention au ruisseau Mailloux, qui frôle les 100 organismes par 100 ml d'eau en raison, sans doute, d'un débordement d'eaux usées à la suite de la pluie des derniers jours.»
À l'issue de cette rencontre, plusieurs citoyens se disaient prêts à joindre les rangs du Programme RIVE et à se transformer en enquêteurs de l'eau pour l'été.
Le Journal suivra le programme RIVE tout au long de l'été.
Les alertes
Le ministère considère qu'au-delà de 200 organismes par 100 ml d'eau, il peut s'avérer dangereux de pratiquer des sports aquatiques comme la baignade ou le canot.
D'autres, comme Daniel Green, soutiennent qu'il faut lever l'alerte dès que l'on atteint les 100 organismes par 100 ml d'eau pour les enfants, les personnes âgées ou celles ayant une déficience immunitaire.
Le Programme RIVE vise à créer un réseau de citoyens qui échantillonneront les cours d'eau du Québec afin de lever des alertes en cas de contamination bactériologique.
Pour toute information, on peut contacter le Programme RIVE à: rive@total.net.