Le transport en commun est en effet considéré dans une société moderne comme un service essentiel, à tout le moins aux heures de pointe.
2 jours (9 et 10 novembre)
En dépit d'une injonction, l'Entretien déclenche une grève illégale qui paralyse le service le 9 et partiellement le 10.
1983
2 jours (11 et 12 mai)
Grève illégale de l'Entretien qui se termine par une loi spéciale qui entraîne la mise en tutelle du syndicat.
1984
30 jours (du 18 octobre au 16 novembre)
La Fraternité des chauffeurs et opérateurs débraye légalement et les services essentiels sont assurés en semaine durant les heures de pointe. Une menace de loi spéciale permet de régler le conflit.
1987
27 jours (du 13 avril au 10 mai)
La Fraternité des chauffeurs et opérateurs déclenche une grève légale.
Les services essentiels sont assurés.
2003
7 jours (du 17 au 23 novembre)
L'Entretien déclenche une grève légale. Les services essentiels sont assurés.
2007
? jours (à partir du 22 mai)
L'Entretien déclenche une grève légale. Les services essentiels sont assurés.
La STM garde espoir
Les négociations se sont poursuivies toute la journée hier, entre le syndicat des employés de soutien de la STM et la partie patronale qui garde bon espoir d'arriver à une entente avant mardi.
À moins de 48 heures de la date limite fixée par le syndicat, la STM est toujours confiante d'éviter la grève.
«J'ai connu des négociations qui ont eu un dénouement inattendu, a dit Odile Paradis, porte-parole de la Société de transport.
«Je serais très contente d'éviter la grève, parce que ça prend des mois à regagner la confiance des clients», a-t-elle ajouté.
Hier, les deux parties ont discuté toute la journée devant le négociateur Jean-Pierre Gosselin. Ce sont toujours les questions d'augmentation salariale et de régime de retraite qui achoppent.
Gel des salaires
«C'est le gel des salaires pour l'année 2007 qui pose surtout problème, souligne Odile Paradis. Ça demeure la priorité à régler.»
La STM rappelle également qu'elle est aux prises avec un déficit annuel de 22 millions pour 2006.
Le syndicat des 2 228 employés de soutien de la STM a refusé de commenter la teneur des négociations d'hier.
«On va attendre que les négos soient terminées», a dit le conseiller en communication de la CSN, Roger Deslauriers.
D'autres réunions avec le Conseil des services essentiels sont aussi prévues avant la date limite fixée lundi à minuit et une.