«Le zonage peut être utilisé pour rendre compatible une activité avec les autres d'un quartier, comme on le fait avec les bars à danseuses. Dans un contexte d'épidémie d'obésité, c'est certainement une solution à envisager», poursuit Mme Painchaud.
Le Journal de Montréal rapportait hier que près de 20 % des écoles de la région montréalaise sont situées à moins de 500 mètres d'un établissement de restauration rapide.
Lorsque cette distance augmente à un kilomètre, cette proportion grimpe à 75 %, selon un chercheur de la Direction de la santé publique de Montréal.
Occasions d'affaires
Un constat pour le moins inquiétant quand on sait que les écoles de la province tentent depuis des années d'assainir leurs menus pour combattre l'obésité et les effets néfastes de la malbouffe.
«Il faut revoir des règles d'urbanisme pour contrôler l'environnement des écoles, croit également Marie Marquis, professeure en nutrition à l'Université de Montréal. Les commerçants vont là où il y a des opportunités d'affaires et ils vont malheureusement là où sont les jeunes», affirme-t-elle.
Selon la diététiste et auteure Louise Lambert-Lagacé, rien ne sert d'interdire aux jeunes la fréquentation des fast-foods. «C'est à proximité et c'est pas cher. La tentation est là et on ne peut pas interdire à des adolescents de sortir à l'heure du dîner. Il faudrait donc revoir les règlements de zonage», dit-elle.
Selon Marie Marquis, il faut davantage conscientiser les jeunes face à la malbouffe. «Il faut les impliquer dans ce projet éducatif. S'ils y croient, ils vont devenir des leaders en matière de saine alimentation et les choses vont finir par changer», dit-il.
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