Michèle Richard a repris hier sa chanson d'Expo 67, Un jour un jour, 40 ans plus tard, pour l'inauguration du métro à Laval.
Bien que son interprétation n'ait pas fait l'unanimité, Michèle Richard s'est elle-même dite très satisfaite de sa performance et l'organisation de l'événement était, selon Michael Roy, gérant de la chanteuse, aussi fort satisfaisante.
La chanteuse, accompagnée de ses musiciens, a rendu la marchandise à quelques jours d'avis et... à un taux fixe, ce qu'on ne peut pas dire du métro à Laval, qui a coûté 175 millions de dollars de plus que prévu et est arrivé trois ans en retard.
Pour l'inauguration du métro de Laval, la Société de transport de Montréal (STM) s'est offert Michèle Richard, 61 ans, qui avait aussi inauguré Expo 67 et le métro de Montréal, il y a 40 ans, alors qu'elle n'en avait que 20.
La star a accepté de participer avec empressement, selon le bureau de presse de la STM.
5000 $
Sa présence aurait coûté moins de 5 000 $ (personne n'a voulu nous donner le montant exact), «une goutte dans le verre d'eau du budget de cet événement, a déclaré au Journal le gérant de la chanteuse, Michael Roy, rien d'extravagant, un prix normal.
Si elle a accepté, malgré son horaire chargé, c'est parce qu'elle aimait le flash «, d'ajouter M. Roy, une idée validée au bureau du premier ministre Jean Charest.
Perfectionniste
Michèle Richard a été invitée à Laval à la dernière minute lundi. Et malgré le fait qu'elle tournait la veille dans le film Truffe jusqu'à trois heures du matin, elle s'est pointée hier à la station Montmorency à 8 h du matin.
Elle n'avait pas interprété la chanson complète Un jour un jour depuis près de 40 ans, mais elle a accepté de relever le défi.
Pour réaliser cet exploit de dernière minute, son chef d'orchestre, Daniel Piché, a refait les arrangements en vitesse. Contrairement à ce qu'avait imaginé l'organisation de la STM, il était impossible pour Michèle de chanter sur la bande originale.
Toujours en plein tournage pour le film Truffe, la chanteuse, perfectionniste, a mercredi sacrifié son souper afin de répéter dans le métro, un endroit inapproprié pour chanter.
En 1967, le lancement de la chanson Un jour un jour, traduite par Stéphane Venne, avait produit tout un émoi parce que la chanteuse portait sur la pochette du 45 tours le costume et le petit chapeau des hôtesses d'Expo 67, look qu'on espérait garder secret jusqu'à l'ouverture de l'exposition.