S'il semble souvent que ses équipements datent de l'âge de pierre comparativement à ceux de plusieurs corps de police municipaux, la SQ passe enfin à l'ère du portable et du GPS!
Elle va bientôt lancer un appel d'offres pour doter ses 865 véhicules de patrouille de nouveaux ordinateurs qui devraient grandement faciliter la tâche aux agents.
L'appareil, semblable à un ordinateur portable, sera amovible. Le policier qui entre chez un plaignant pourra remplir directement la plainte sur le terminal, sans d'abord la rédiger sur papier.
«Pour une faculté affaiblie, un policier doit remplir au moins sept rapports et il en a pour deux heures. Si on peut sauver une heure, l'agent est une heure de plus sur la route», explique le directeur général de la SQ, Normand Proulx.
On croit que les nouveaux ordinateurs, qui coûtent 8000 $ chacun, seront installés dès 2009 dans les 500 véhicules postés le long du fleuve Saint-Laurent, de Montréal à la Côte-Nord et la Gaspésie.
«C'est là que la technologie est disponible actuellement», précise M. Proulx.
Les policiers pourront imprimer les contraventions au moment même de l'interception avec ce nouveau système. Les voitures de patrouille seront également munies d'une cartographie régionale sur écran et d'un GPS.
«Ça va augmenter la sécurité de nos membres», ajoute le directeur général.
À plus long terme, les données contenues dans le terminal pourraient être captées par des bornes électroniques lors de l'entrée de l'auto-patrouille dans le stationnement du poste de police.
Libre-service
Comme ce sera bientôt le cas à Montréal, un citoyen victime d'une situation non urgente pourrait être appelé à rédiger lui-même sa plainte et à l'acheminer par Internet à la SQ d'ici quelques années.
La possibilité que la population puisse y effectuer directement certaines transactions, comme par exemple l'enregistrement d'une arme à feu, est au coeur de la refonte du site Internet de la Sûreté du Québec, à laquelle elle procède actuellement de façon très graduelle.
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