Le responsable de la campagne OGM de Greenpeace, Éric Darier, déplore qu'autant le Parti libéral que le Parti québécois ont pourtant cet engagement dans leur programme, mais ne l'appliquent pas.
Promesses en l'air
«Le problème, c'est qu'ils font des promesses en l'air. Nous, nous voulons un engagement concret.»
Un engagement concret comme c'est le cas dans 45 pays dans le monde, qui représentent la moitié de la population du globe, et qui imposent l'étiquetage des OGM. Comme c'est le cas dans la plupart des pays d'Europe, la Chine, l'Australie, le Japon, précise le porte-parole, alors que les États-Unis et le Canada ne l'obligent toujours pas.
Protéger la biodiversité
Toute cette bataille vise à protéger la biodiversité. M. Darier explique que les OGM menacent l'écosystème planétaire en risquant de le contaminer.
«La nature étant ce qu'elle est, les grandes cultures de maïs et de soya modifiés risquent de contaminer la nature environnante», explique l'expert de Greenpeace.
Les gens veulent savoir
Selon lui, Québec devrait commencer immédiatement en établissant un étiquetage qui permettrait la traçabilité des produits.
«C'est important, 90 % des gens disent dans les sondages qu'ils veulent connaître les aliments contenant des OGM. Et quand c'est le cas, trois personnes sur quatre refusent de les acheter», dit M. Darier.
Traçabilité
Joël Simard-Ménard, porte-parole du chef du Parti québécois (PQ), André Boisclair, dit qu'il faut rejeter tout mouvement unique du Québec, sans qu'il soit concerté avec les États-Unis et le reste du Canada.
«On prône a priori d'imposer la traçabilité. Ça permettrait au moins de suivre la provenance des produits. Ça serait déjà plus efficace que le système volontaire mis en place par le gouvernement du Canada et qui ne fonctionne pas.»
Il a été impossible hier d'obtenir la position du chef libéral et premier ministre, Jean Charest.