«Cette annonce va permettre de réparer l'injustice commise en 1969», se réjouit Paul Laframboise, qui avait 14 ans quand son père a perdu sa terre.
«Le gouvernement, c'est parfois dur à comprendre. Pourquoi ont-ils pris si grand de terre quand ils ont construit?» questionne-t-il, tout en nettoyant la salle paroissiale.
«C'est une journée importante. Enfin, on va être chez nous après toutes ces années», ajoute Antoinette Huot qui a 81 ans.
Celle qui a vu la terre familiale saisie par l'État en 1969 croit pouvoir clore, grâce à cette annonce, ce triste chapitre de sa vie.
«La justice sera rétablie et ce sera la fin de cette histoire en ce qui me concerne», poursuit-elle.
Encore des questions
Tous les citoyens rencontrés par le Journal à Sainte-Scholastique se réjouissent de ce que le premier ministre rende les dernières terres confisquées en 1969 par le gouvernement libéral de Pierre E. Trudeau pour édifier un méga-aéroport qui ne l'est jamais devenu, avant de le fermer à la fin des années 90.
En revanche, ils s'interrogent toujours sur les modalités de l'opération.
Il est en effet impossible de savoir si la municipalité de Mirabel se fera accorder une partie des 11 000 acres de terre à restituer, comme le réclame haut et fort le maire Hubert Meilleur.
La question des valeurs de rachat des terres par les locataires actuels reste également en suspens.
Au bureau du premier ministre fédéral, on s'est refusé à tout commentaire sur ce dossier, hier, se contentant d'inviter les médias à la rencontre de cet après-midi.
mbisaillon@journalmtl.com