Pas de risques «significatifs»

Stéphanie Desforges
Journal de Québec

Santé Canada évalue la possibilité de restreindre l'usage de la Salvia divinorum, à l'image de l'Australie, de l'Italie et de certains pays scandinaves.

Si cette substance hallucinogène est réglementée à divers degrés à l'étranger, comme dans certains États américains où la vente en est interdite, l'importation et la vente (non thérapeutique) sont légales au Canada. La salvorine A, ingrédient actif de la Salvia, n'est pas inscrite dans l'annexe des drogues et autres substances de Santé Canada.

«Nous ne comprenons pas entièrement comment agit cette plante. Nous évaluons la possibilité d'un contrôle réglementaire», a indiqué la porte-parole de Santé Canada, Renée Bergeron.

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Si l'organisation reconnaît les effets à court terme de la consommation de la plante, qui vont des hallucinations aux expériences extra-corporelles en passant par la perte de conscience et la perte de mémoire, elle juge qu'il n'y a pas de risques «significatifs».

«Aucun effet à long terme n'est remarqué et aucun cas majeur de dépendance n'a été répertorié», explique la porte-parole, assurant cependant que Santé Canada restait vigilant dans ce dossier.

De son côté, la police de Québec se retrouve les mains liées dans ce dossier puisque la Salvia, souvent considérée comme étant apparentée au cannabis et au LSD, n'est pas jugée comme étant un stupéfiant par Santé Canada.

«Si quelqu'un conduit de façon erratique et qu'on apprend qu'il a consommé de la Salvia, il risque des accusations de facultés affaiblies», explique Jean-Sébastien Roy, officier aux affaires publiques.


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