Le mouvement de Claude Vorilhon débouté en appel

David Santerre
Le Journal de Montréal

Le mouvement raélien a encore échoué, en cour d'appel cette fois, dans sa tentative d'empêcher les médias de parler en mal du groupe dirigé par le gourou Claude Vorilhon.

Les raéliens, par l'entremise de leur porte-parole Daniel Chabot, demandaient en 2005 à la Cour supérieure de déclarer que leur groupe est une religion, et cherchaient à faire interdire la publication dans les médias de tout reportage humiliant ou dérisoire à leur sujet.

Leur offensive visait tous les médias de Quebecor, dont fait partie Le Journal de Montréal, mais aussi La Presse, Radio-Canada, TQS et Astral Media.

Reportage indigeste...

Il semble que les raéliens n'aient surtout pas digéré les reportages de notre journaliste Brigitte McCann, qui a infiltré le mouvement pendant neuf mois, pas plus qu'une chronique de Lysiane Gagnon dans La Presse, qui s'intitulait De clowns et de clones. Le gourou citait également en exemple l'épisode où le caricaturiste Serge Chapleau lui a agrippé le chignon lors de l'émission Tout le monde en parle.

Dans leur requête, les raéliens se qualifiaient de religion qui se définit comme la continuité et l'achèvement du christianisme, à un point tel où ils sont reconnus en tant que tel aux États-Unis.

Quatre juges pas convaincus

Mais cela n'a pas convaincu le juge de la Cour supérieure, pas plus que les trois juges de la cour d'appel qui ont entendu leur requête récemment.

«Le juge de première instance a conclu que les appelants n'avaient pas démontré un intérêt juridique. De plus, elle a retenu que les conclusions recherchées étaient ni utiles, ni appropriées», ont conclu les juges.


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