Toute la journée hier, les conseillers de M. Harper ont suivi à la télévision les événements retransmis en direct depuis Montréal, tout en gardant contact avec les autorités québécoises et montréalaises.
Toutefois, il a fallu attendre 18 h 10 avant que le cabinet du premier ministre émette un communiqué dénonçant cet «acte de violence lâche et insensé».
«Nos pensées et nos prières accompagnent les blessés et les personnes qui leur sont chères, ainsi que les étudiants et employés du collège», a déclaré M. Harper.
«Touchée, choquée et indignée», l'adjointe du chef de l'opposition officielle, la députée libérale Lucienne Robillard, s'inquiétait surtout des besoins de ses électeurs de Westmount-Ville-Marie, où se trouve le Collège Dawson.
Armes à feu
Mme Robillard, dont le bureau de comté voisine le collège, a soutenu que le gouvernement ne pourra pas faire l'économie d'un débat sur le registre des armes à feu.
«Il va falloir regarder ça sous l'angle de la prévention de la violence dans la société», a-t-elle expliqué au Journal.
Son chef Bill Graham s'est d'ailleurs dit animé d'un «sentiment d'horreur et d'indignation».
Le chef bloquiste Gilles Duceppe a exprimé lui aussi sa «désolation». «C'est tout le Québec qui est affligé, a-t-il dit. Mais devant cette violence, nous avons le devoir de réagir et, surtout, d'oeuvrer à l'élimination des sources qui en sont la cause.»
M. Duceppe, qui s'oppose toujours à l'abolition partielle du registre, a estimé qu'il faut aussi réfléchir à la violence à la télévision, qui peut aussi inciter à commettre «un acte dément».
Lui aussi «choqué» par les événements, le chef néo-démocrate Jack Layton a soutenu à Toronto qu'il fallait stopper l'importation des armes illégales «qui traversent la frontière».
Le registre des armes à feu
Deux millions de Canadiens possèdent un permis d'arme à feu.
En campagne électorale, le futur premier ministre, Stephen Harper, a promis d'abolir une partie du registre fédéral des armes à feu.
Le 17 mai dernier, le ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, a annoncé l'élimination de l'obligation d'enregistrer les armes d'épaule.
Le 19 juin, la Chambre des communes a adopté le projet de loi C-21 en première lecture.
Dès la reprise parlementaire, lundi prochain, la Chambre reprendra l'étude du projet en deuxième lecture.
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