Arthur fustige les ressortissants libanais

Annie Fernandez
Le Journal de Québec

Les 15 500 Libanais qui ont été rapatriés par le Canada se servent de leur passeport canadien pour «venir faire du ski et faire opérer une matante», estime le député André Arthur.

«Parmi eux, il y avait peut-être 42 touristes. Les gens qu'on a rapatriés sont des Libanais qui ont la citoyenneté canadienne, qui vivent au Liban et qui viennent nous voir quand ils ont besoin», a-t-il statué, lors d'un entretien téléphonique accordé au Journal, hier.

«Cette histoire de double nationalité... S'il y avait une guerre civile au Québec, dit-il, ils demanderaient au Liban de venir les chercher? Je n'ai pas très bien compris cette game-là».

Selon le député de Portneuf-Jacques-Cartier, les ressortissants canadiens «étaient désireux de déménager parce que la foire était pognée. Les autres Libanais n'avaient pas cette option».

André Arthur dit d'ailleurs ne pas comprendre ce mouvement de soutien et d'empathie qui s'est développé ici envers les Libanais. «Si le Hezbollah a pris des écrans humains pour se protéger, ça ne fait pas des Israëliens des écoeurants. J'ai trouvé qu'on était tombés cul par-dessus tête comme d'habitude au Québec. Quand les Arabes sont dans le trouble, on prend toujours pour eux autres. Je ne sais pas pourquoi», a-t-il dit.

M. Arthur ne sait pas non plus si le Canada a bien fait d'envoyer 25 millions de dollars pour soutenir l'effort de reconstruction et l'aide humanitaire au Liban. «Je ne comprends pas vraiment pourquoi ils envoient de l'argent là», a-t-il avancé.

Vulnérable?

M. Arthur estime par ailleurs que le gouvernement Harper a très bien évalué la situation, dès le départ. «Les déclarations de Harper étaient conformes aux faits: une organisation terroriste s'est installée sur un territoire mal contrôlé par un gouvernement négligent. Elle s'est servie de cette position-là pour poivrer les Israëliens qui ont la réputation de se défendre», explique-t-il.

Il réfute l'analyse voulant que le Canada se soit mis en péril en adoptant cette position. «On se met toujours dans une position précaire en matière de terrorisme quand on affronte les terroristes. On se met dans une situation précaire avec sa dignité quand on ne le fait pas», a-t-il tranché.

Afghanistan

Dans le même esprit, André Arthur estime que la mission canadienne en Afghanistan, dans sa forme actuelle, continue d'être pertinente. «J'espère bien qu'ils sont au combat les soldats! Ce ne sont pas des Scouts. On aime mieux neutraliser des terroristes en Afghanistan que d'être obligés de les neutraliser à Montréal et à Toronto. Pour l'instant, ça fait la job», a-t-il statué.


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