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Les piscines publiques

À Québec, on dit faire les choses comme il se doit

Catherine Bergeron
Le Journal de Québec
22/08/2006 08h28 

À Québec, les protocoles d'analyse des eaux de piscines publiques sont en partie comparables à ceux de Montréal.

À Québec comme à Montréal, des tests de pH et de chlore sont effectués toutes les deux ou trois heures. Ce sont les sauveteurs ainsi que les responsables des parcs qui sont responsables de ces vérifications. À Sainte-Foy, les préposés des parcs font des tests dans la salle des machines alors que les sauveteurs le font directement dans la piscine.

Tout comme dans 11 des 19 arrondissements de Montréal, des analyses bactériologiques et physico-chimiques sont effectuées une fois par mois et une fois par semaine si la situation l'exige. C'est d'ailleurs dans les 11 arrondissements de Montréal où on fait des analyses que les meilleurs résultats ont été compilés.

À Sainte-Foy, Catherine Morin, responsable aquatique, a affirmé au Journal qu'on mesurait le taux de bactéries chaque semaine. «Ce sont deux personnes du Service d'environnement de la Ville de Québec qui font des analyses de façon hebdomadaire», a raconté Mme Morin.

Quelques différences

Contrairement à Québec, les arrondissements de Montréal sont libres de recourir aux tests bactériologiques et physico-chimiques et doivent en défrayer les coûts.

D'ailleurs, la mairesse Andrée Boucher a elle-même fait des vérifications, hier matin, pour s'assurer que les piscines de la capitale nationale ne subissent pas le même sort que celles de Montréal. «Mme Boucher a fait des téléphones afin de savoir si des tests bactériologiques étaient effectués fréquemment et si les eaux étaient propres à la baignade», a rapporté Paul-Christian Nolin, attaché de presse de la mairesse.

À Québec, les responsables de la Ville assurent que ces analyses sont effectuées systématiquement dans toutes les piscines au moins une fois par mois et qu'elles sont répétées lorsque les résultats frôlent les paramètres limites du gouvernement. «Nous effectuons des vérifications de façon standard dans toutes les piscines et il n'y a pas de frais», a assuré Jacques Perron, préposé aux communications de la Ville.

Aucune réglementation

Le Dr Drasko Pekovic, auteur de l'étude scientifique, pour qui «la réglementation existante comporte des lacunes importantes», a rapporté dans un article du Journal de Montréal que l'absence de règlement est le principal problème.

De plus, ce dernier a affirmé qu'il n'existe aucune exigence portant sur la fréquence des analyses microbiologiques et a même avancé que le chlore ne serait pas suffisant pour tuer tous les parasites.





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