Bush achève
-Michael Ignatieff

Annie Fernandez
Le Journal de Québec

Le règne de George Bush tire à sa fin, lance Michael Ignatieff à ceux qui auraient des tendances anti-américaines.

«Il y a une certaine résistance face aux politiques du président actuel. Il faut se souvenir que les présidents viennent et les présidents passent. Mais les relations entre les États durent», a-t-il dit en entrevue au Journal, questionné sur une montée de l'anti-américanisme au Québec.

Michael Ignatieff critique la «proximité» de Stephen Harper avec les Américains.

«Je ne veux pas être le prisonnier des faits accomplis des Américains. Je veux mener une politique internationale qui soit tout à fait indépendante des États-Unis mais je ne suis pas anti-américain», insiste-t-il.

Cette idée de l'administration Bush d'imposer le passeport à la frontière canado-américaine ne l'inspire pas. «Il faut travailler avec les États qui nous voisinent. Ils sont aussi touchés que nous par les impacts économiques, suggère M. Ignatieff. Il faut construire un bloc pour (aller) au Congrès des États-Unis et dire: c'est un peu exagéré l'insistance pour un passeport, c'est mauvais pour les intérêts canadiens et américains.»

Selon Michael Ignatieff, la défense de la souveraineté canadienne face aux Américains commence par le contrôle de nos frontières à nos frais, quitte à investir davantage. «Si on ne le fait pas, ce seront les Américains qui le feront», prévient-il.

Les faits

  • 59 ans, de descendance russe
  • Fils d'un diplomate canadien
  • Michael Ignatieff détient l'appui d'environ le tiers des députés libéraux, dont les Montréalais Denis Coderre et Pablo Rodriguez. Il compte aussi dans ses rangs le sénateur Dennis Dawson et le président de l'aile québécoise du parti, Robert Fragasso.
  • Il lutte notamment contre Bob Rae, Stéphane Dion, Ken Dryden et Gerard Kennedy.


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