L'exode des élèves du public vers le privé ne se fait pas particulièrement sentir dans la Vieille Capitale, où la situation semble plutôt stable.
Malgré tout, les écoles publiques primaires de la région devraient perdre environ 4 % de leur clientèle, cette année. L'exode est toutefois moins important du côté des écoles primaires privées, qui verront tout de même le nombre d'étudiants baisser de 0,6 %.
Au secondaire, la prochaine année scolaire devrait pratiquement être une copie conforme de la dernière. Alors que sept élèves de moins fréquenteront le secteur public, 28 élèves de plus se retrouveront au privé, selon les projections établies par le ministère de l'Éducation.
D'ailleurs, selon Marie-France Boulay, porte-parole du ministère de l'Éducation, on ne peut pas vraiment parler d'un problème d'exode du secteur public vers le secteur privé, dans la Vieille Capitale.
«Les baisses de clientèles dans le secteur public sont surtout la conséquence d'un problème de démographie. Il y a moins d'enfants, donc c'est normal qu'il y en ait moins sur les bancs d'école», explique-t-elle.
Selon elle, aucune statistique ou projection ne vient confirmer que de plus en plus d'élèves choisiraient le privé aux dépens du public. «Nous voyons qu'il y aura un déclin démographique dans les prochaines années, mais il devrait se faire sentir autant au public qu'au privé», signale-t-elle.
Cette année, dans l'ensemble de la province, 16 614 élèves de moins se retrouveront sur les bancs des écoles publiques, alors que les institutions privées accueilleront 742 élèves de plus.