INCONTOURNABLES

Alcool: Pour boire en santé
Billets Internet Bromont
Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Santé publique

Le nombre d'obèses ne cesse d'augmenter au Québec

Éric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal
13/03/2006 07h30 

Le Québec doit se préparer au pire et pourrait bien ressembler à Houston d'ici quelques années, soutiennent les experts consultés par le Journal.

«On a juste dix ans de retard sur les Américains. C'est un phénomène mondial et on n'y échappe pas», prévient Paul Boisvert, coordonnateur des activités éducatives de la Chaire sur l'obésité à l'Université Laval.

«Chez les baby-boomers, les taux d'obésité sont déjà semblables à ceux qu'on retrouve dans la population adulte aux États-Unis avec 70% d'embonpoint et d'obésité.»

Selon Statistique Canada, 56 % des Québécois souffrent d'embonpoint et d'obésité. Depuis 1979, le taux d'obésité a triplé chez les moins de 18 ans.

Génération d'obèses

«On a échappé une génération. Depuis quinze ans, la nutrition a été négligée au Québec», lance Lyne Mongeau de l'Institut national de santé publique du Québec.

Ce sont les personnes les moins instruites qui ont écopé. Ainsi, on retrouve deux fois plus d'obèses chez les personnes sans diplôme que chez ceux qui ont un diplôme universitaire.

La solution pour renverser la tendance n'est toutefois pas simple. Pour la région de Montréal, la solution passe par le transport en commun, croit le Dr Richard Lessard.

«Si les gens marchent jusqu'au métro, plutôt que prendre la voiture, c'est beaucoup mieux. C'est peu de calories par jour, mais au bout de 25 ans, ça peut vouloir dire 25 à 50 livres en moins», explique-t-il.

Taxer les boissons gazeuses?

Les habitudes alimentaires doivent aussi changer. Il propose rien de moins que de taxer les boissons gazeuses et détaxer l'eau embouteillée.

«Même chose pour la publicité. Si on mange tout ce qu'on nous annonce à la télévision, on va bientôt ressembler aux Américains», soutient-il.

Pour Lyne Mongeau, il faut une implication commune de tous les dirigeants.

«Par exemple, si on offre juste de la poutine à l'aréna local, la Ville peut changer ça, en variant le menu. Les ministères doivent aussi s'impliquer chacun à leur manière, pas juste le ministère de la Santé», dit-elle.

Paul Boisvert a lui aussi sa liste de solutions, mais il croit que les gens doivent d'abord être sensibilisés davantage.

«Dans mes cours en médecine, quand je leur dis qu'on est 10 à 15 ans derrière les États-Unis pour ce qui est de l'obésité, ils partent à rire. On a encore du chemin à faire», conclut-il.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, les maladies respiratoires liées à l'obésité ont triplé au Québec. Les maladies cardiaques et le diabète, eux, ont doublé.

---

Quelques pistes de solution

  • Limiter l'écoute de la télévision à deux heures par jour

  • Taxer davantage les boissons gazeuses et détaxer l'eau

  • Bannir les fritures et la charcuterie de la cafétéria des écoles

  • Déjeuner tous les matins

  • Faire de l'exercice tous les jours

  • Consommer au moins cinq fruits et légumes quotidiennement

  • Élaborer une nouvelle politique alimentaire pour le Québec

  • Favoriser le transport en commun et limiter le développement des infrastructures routières

  • Mettre en place des conventions internationales comme dans le cas du tabagisme

    Sources: Paul Boisvert (Chaire sur l'obésité de l'Université Laval), Lyne Mongeau (INSPQ) et Dr Richard Lessard (Direction de la santé publique de Montréal).

    ---

    Le Québec versus Houston

    Obésité 21,8 % 24,7 %

    Embonpoint 34,5 % 42 %

    Obésité morbide 2,7 % 5,1 %

    Chirurgies bariatriques 554 3 000

    Diabète 2,2 % 7,2 %

    Sources : Statistique Canada (Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes 2004), Center for disease control (Behavioral risk factor surveillance system 2004) et Texas Medical Center.

    --Les données compilées par le CDC le sont par entrevues téléphoniques alors que celles de Statistique Canada proviennent d'examens physiques. Le poids est davantage sous-estimé lors d'entrevues téléphoniques et la marge d'erreur est plus grande.

    eylemay@journalmtl.com




    Dossiers
    •  Houston a un problème de taille






  • [Toutes les nouvelles de Québec-Canada]


      LES GRANDS TITRES
    National
    Faits divers
    International
    Environnement
    Dossiers
      EN CE MOMENT
      TVA DANS VOTRE RÉGION
    Pour consulter les informations
    régionales,
    choisissez une région dans
    le menu ci-dessous.