La partie de balle bat toujours son plein

Justin Boucher et Annie Fernandez
Le Journal de Québec

Le plan de relance mis de l'avant in extremis par la Coalition pour la sauvegarde du zoo de Québec n'a pas satisfait le ministre Michel Després, qui refuse de prolonger l'ouverture du zoo au-delà du 31 mars si «toutes les conditions» ne sont pas respectées.

«Je m'excuse, la balle est dans leur camp à eux. La proposition est très très claire et je n'ai pas encore entendu de réponse positive jusqu'à maintenant au niveau de l'argent qu'ils doivent contribuer», a rétorqué, hier, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale à la suite de l'annonce du plan de relance de la Coalition.

La chef du RMQ, Ann Bourget, avait signalé, en conférence de presse, que la balle était «dans le camp» du ministre Després.

Le ministre a rappelé que même si le plan de relance vise à amasser deux millions en augmentant l'achalandage de 45 000 visiteurs, la Coalition devra toujours combler un déficit anticipé de plus de deux millions. L'entente survenue entre le ministre et la mairesse Boucher en janvier prévoit en effet que les gens d'affaires amortissent plus de 4 millions des 17 millions de dollars que coûtent les opérations du zoo en 2006.

À quelques semaines de l'échéance qui doit déterminer le sort du zoo, la Coalition lance des laissez-passer donnant accès à la fois au Jardin zoologique et au Parc Aquarium de Québec.

Le porte-parole de la Coalition, André Di Vita, estime que les municipalités, comme la Côte-de-Beaupré et Lévis, qui refusent de partager les coûts d'exploitation avec la Ville de Québec, pourraient y voir un signe d'espoir dans le dossier.

Les entreprises et les syndicats membres de la Coalition seraient sollicités pour acheter un certain nombre de ces laissez-passer «Sauvons le zoo», à 12 $ par individu et 24 $ pour une famille.

Lévis

La mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli, a, pour sa part, décrié, hier soir, l'attitude hermétique de la mairesse de Québec. «Je n'ai toujours pas d'argument pour convaincre les membres du conseil d'investir 750 000 $ dans le zoo de Québec. On en demande et on n'en a pas.

«Nous, on a été des partenaires positifs dès le départ. Quand on devient partenaires pour absorber un déficit, est-ce qu'on peut au moins avoir droit de parole sur les investissements futurs, les décisions qui vont se prendre pour l'avenir du zoo? Là, on n'a pas un mot à dire. Ça n'a aucun sens», poursuit-elle, agacée.

Selon Mme Marinelli, les communications sont rompues avec la Ville de Québec. «À la dernière rencontre de la CMQ (Communauté métropolitaine de Québec), on avait demandé à Mme Boucher qu'elle nous fasse une demande formelle, par écrit. C'est la moindre des choses. Mais depuis, ça s'est toujours négocié par l'intermédiaire des médias», déplore-t-elle.

En attendant, les Lévisiens s'impatientent et manifestent leur désaccord par dizaines, en envoyant des courriels défavorables à la mairie. Mais ce n'est que le 20 mars, en séance du conseil, que Lévis fera connaître sa position finale dans le dossier du zoo. «Le temps va faire en sorte qu'on va aller du côté des citoyens», prévient la mairesse de Lévis.


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