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États-Unis: un condamné veut la chaise électrique et non une injection létale

États-Unis: un condamné veut la chaise électrique et non une injection létale

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WASHINGTON | Un Américain, condamné à mort pour un double meurtre, a saisi la justice mercredi pour être exécuté sur la chaise électrique et non avec un cocktail létal controversé.

Edmund Zagorski, 63 ans, avait été condamné à la peine capitale en 1984 pour avoir tué et égorgé deux hommes qu'il avait attirés en promettant de leur vendre de la drogue.

Son exécution est programmée pour jeudi soir à Nashville, dans le Tennessee.

Lundi, il a demandé à mourir par électrocution, mais les services correctionnels du Tennessee ont rejeté sa requête, arguant qu'elle était arrivée trop tard.

Ses défenseurs ont alors intenté deux derniers recours. Ils ont demandé mardi à la Cour suprême des États-Unis de suspendre l'exécution et ils ont saisi mercredi un tribunal fédéral local pour qu'il organise une audience en urgence.

Ils espèrent que le tribunal suspende son exécution ou qu'il oblige les autorités de l'État à utiliser la chaise électrique, un « moindre mal », selon eux.

En cas d'injection létale, « les 10 à 18 dernières minutes de sa vie seront une horreur absolue », alors que s'il est électrocuté, il ressentira « une douleur insoutenable, probablement pendant 15 à 30 secondes », écrivent-ils dans leur requête.

« L'exécuter avec 10 à 18 minutes de torture, alors qu'il existe une alternative, ne peut pas être autorisé », ajoutent-ils.

Dans le Tennessee, les personnes condamnées à la peine capitale avant 1999 ont le droit de choisir entre les deux méthodes.

Mais elles doivent le faire au plus tard deux semaines avant l'exécution, selon les services correctionnels de l'État.

Si M. Zagorski a tardé à faire connaître son choix, rétorquent ses avocats, c'est parce qu'il attendait une décision sur un recours intenté avec 31 autres condamnés contre le cocktail létal utilisé dans le Tennessee, qui comprend le puissant sédatif «midozolam» à l'efficacité controversée.

Or, la Cour suprême de cet État a rejeté leur demande lundi seulement et sa décision « a forcé Edmund Zagorski à choisir entre deux méthodes de mise à mort totalement barbares », a déclaré l'une de ses avocates, Kelley Henry, dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le Tennessee est l'un des neuf États qui continuent d'autoriser le recours à la chaise électrique. Mais dans les faits, elle n'a été utilisée que pour 14 exécutions sures près de 900 dans tout le pays depuis 2000, et n'a pas servi depuis 2013.

Cet État du sud, qui n'avait procédé à aucune exécution depuis 2009, a utilisé le même cocktail létal en août pour tuer un homme reconnu coupable du viol et du meurtre d'une enfant en 1986.



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