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Pyongyang a «la volonté» de dénucléariser

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Séoul | La Corée du Nord a «la volonté de mener sa dénucléarisation» et les États-Unis sont prêts à tourner la page des relations hostiles, a estimé jeudi le président sud-coréen Moon Jae-in, avant un nouveau sommet intercoréen.

Prévue du 18 au 20, cette rencontre sera sa troisième avec le leader nord-coréen Kim Jong Un depuis fin avril, confirmant l'exceptionnelle détente sur la péninsule.

Elle vise à donner un nouvel élan aux négociations entre Washington et Pyongyang sur la dénucléarisation, qui patinent depuis plusieurs semaines.

M. Moon a concédé jeudi qu'il y avait des «blocages» et que les deux camps devaient faire des compromis pour avancer sur la question clé des programmes nucléaire et balistique du Nord.

«La Corée du Nord a la volonté de mener sa dénucléarisation et donc de se débarrasser de ses armes nucléaires (...) et les États-Unis ont la volonté d'en finir avec les relations hostiles avec le Nord et de donner des garanties de sécurité», a déclaré le président sud-coréen lors d'une réunion avec des conseillers.

«Mais il y a des blocages, car chaque camp demande à l'autre d'agir en premier et je pense qu'ils vont être en mesure de trouver un point de compromis.»

La détente sur la péninsule avait débouché en juin à Singapour sur un sommet historique entre M. Kim et le président américain Donald Trump au cours duquel le Nord-Coréen s'était engagé en faveur de la dénucléarisation de la péninsule, un terme sujet à toutes les interprétations.

«Des résultats tangibles»

Washington veut «une dénucléarisation définitive et entièrement vérifiée» et le processus patine depuis plusieurs semaines.

M. Moon, qui avait contribué à la tenue du sommet de Singapour et qui a exhorté les deux camps à se retrouver à nouveau, a indiqué que la Corée du Sud aiderait à nouveau à ce que Washington et Pyongyang reprennent langue afin «d'accélérer le processus de dénucléarisation».

La Maison-Blanche a annoncé lundi que Donald Trump avait reçu une lettre de M. Kim portant sur l'organisation d'une nouvelle rencontre entre les deux hommes.

Un signe que les choses bougent à nouveau, alors que M. Trump avait annulé fin août un déplacement à Pyongyang du secrétaire d'État américain Mike Pompeo pour cause de progrès insuffisants sur le front atomique.

«On avance maintenant sur la dénucléarisation et le processus de paix», a jugé jeudi la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha lors du Forum économique mondial de l'Association des nations d'Asie du Sud-est à Hanoï.

«C'est un souci de chaque jour que d'avancer là-dessus», a-t-elle ajouté.

La diplomate a par ailleurs estimé qu'un nouveau sommet Trump-Kim, s'il a lieu, doit apporter des « résultats tangibles».

«Un second sommet doit être quelque chose qui fait significativement avancer l'agenda... Il faut qu'il y ait des résultats tangibles», a-t-elle dit.

Du concret, c'est également ce qu'a promis jeudi le conseiller à la sécurité nationale du président sud-coréen Moon, Chung Eui-yong, récemment rentré d'une visite à Pyongyang, en avançant que MM. Moon et Kim discuteraient la semaine prochaine «de façon plus approfondie et détaillée des moyens de parvenir à la dénucléarisation».

Une rencontre entre de hauts fonctionnaires du Nord et du Sud est prévue vendredi à huis clos pour discuter de la logistique du sommet intercoréen de la semaine prochaine, a déclaré la présidence sud-coréenne.



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