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Enquête russe: un ex-conseiller de Trump, qui a menti au FBI, fixé sur sa peine

Enquête russe: un ex-conseiller de Trump, qui a menti au FBI, fixé sur sa peine

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George Papadopoulos, un ancien conseiller diplomatique de Donald Trump à l'origine de l'enquête sur une possible collusion entre Moscou et le candidat républicain, saura vendredi s'il va en prison pour avoir menti au FBI.

Le tribunal fédéral de Washington doit prononcer la peine de l'ancien consultant en politique étrangère à 19H00 GMT.

George Papadopoulos, 31 ans, a plaidé coupable en octobre 2017 de faux témoignage pour avoir caché aux enquêteurs la vérité sur ses rencontres avec des émissaires de la Russie à quelques mois de l'élection présidentielle. Il encourt jusqu'à six mois de prison.

Il «est honteux et empli de remords», assurent ses avocats qui demandent une peine avec sursis arguant qu'il fut le premier conseiller de Trump à accepter de collaborer avec l'équipe du procureur spécial Robert Mueller.

«Il fut le premier domino et beaucoup d'autres sont tombés depuis», écrivent-ils dans leurs arguments, en référence à la mise en cause de l'ancien chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, ou encore de son ancien avocat personnel, Michael Cohen, dans le cadre de cette enquête tentaculaire.

George Papadopoulos, un jeune homme sans grande expérience propulsé dans l'équipe de campagne en mars 2016, «n'est qu'une «petite pièce dans une vaste enquête», ajoutent-ils.

Petite peut-être, mais décisive. Le FBI, qui enquêtait déjà sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine, a ouvert un volet sur une possible collusion avec l'équipe de campagne de Donald Trump après avoir appris la nature des échanges entre George Papadopoulos et des intermédiaires de la Russie.

Le conseiller, qui tentait d'organiser une rencontre entre le président Vladimir Poutine et le candidat Trump, avait été informé dès avril 2016 que des Russes possédaient «de quoi salir» la candidate démocrate Hillary Clinton sous la forme de milliers d'e-mails, information qui n'était pas encore publique.

«Même l'équipe de Clinton n'était pas au courant que les Russes possédaient les e-mails volés», selon un rapport parlementaire.

La nièce et le professeur

Or, selon la presse, il en a parlé à un diplomate australien lors d'une soirée dans un bar londonien et ce dernier a transmis l'information aux enquêteurs américains à l'été 2016, ce qui a déclenché l'investigation sur l'équipe de campagne de Trump.

Interrogé en janvier 2017 par le FBI, George Papadopoulos a toutefois menti sur les dates et minimisé ses échanges avec un mystérieux «professeur» et une Russe présentée comme la «nièce» de Vladimir Poutine. Selon son équipe de défense, il voulait garder ses chances d'obtenir un poste dans l'administration du désormais président Trump.

Arrêté en juillet 2017, passé au grill, il a plaidé coupable de faux témoignage en octobre et accepté de collaborer avec les enquêteurs dans l'espoir d'échapper à une peine de prison.

Mais les procureurs estiment qu'il n'a pas livré d'information «substantielle» et estiment que ses mensonges initiaux ont empêché le FBI de confronter le fameux «professeur» qui lui avait parlé des e-mails d'Hillary Clinton.

Ses interventions médiatiques et celles de son épouse pourraient également desservir le jeune homme qui tweetait encore récemment sur son «année infernale».

En 2016 pourtant, tout semblait lui sourire. A seulement 28 ans, avec une expérience politique limitée à deux mois dans l'entourage du sénateur Ben Carson lors des primaires républicaine, il est nommé conseilleur en politique étrangère de Donald Trump. Celui-ci le décrit dans la presse comme un «type excellent».

Signe de sa déchéance, le président l'a qualifié l'an dernier de «jeune bénévole de bas niveau» et de «menteur».



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