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Les États-Unis en voie de quitter le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

Les États-Unis en voie de quitter le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU

Nikki Haley.Photo AFP

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Nations unies | Les États-Unis devraient annoncer mardi leur départ du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU basé à Genève, qu'ils n'ont pas réussi à faire réformer et jugent partial envers Israël, selon des responsables onusiens.

L'annonce de ce départ, longtemps brandi comme menace, devait intervenir en fin d'après-midi à Washington, lors d'une allocution du secrétaire d'État Mike Pompeo et de l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Interrogé, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué attendre une décision formelle. «Le secrétaire général (Antonio Guterres) est un fervent croyant dans l'architecture des droits de l'Homme à l'ONU et dans la participation active de tous les États membres dans cette architecture», a-t-il dit.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a critiqué la décision américaine attendue, jugeant dans un communiqué que le Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU avait «joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud». «Mais Donald Trump n'est intéressé que par la défense d'Israël», a déploré Human Rights Watch.

Cela fait plus d'un an que les États-Unis menacent de quitter le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU. À la mi-2017, la représentante des États-Unis à l'ONU, Nikki Haley, avait appelé à une profonde réforme de l'organe principal du système onusien en matière de droits de l'Homme, créé en 2006 pour remplacer la Commission du même nom.

Depuis, une réforme est certes en cours, mais davantage pour rationaliser le travail du Conseil que pour aborder des questions politiques.

Les États-Unis, dont le mandat au Conseil s'achevait en principe en 2019, avaient notamment réclamé que l'exclusion des États membres qui commettent de graves violations des droits de l'Homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers. Ils avaient aussi demandé un renforcement du processus de sélection des États membres.

Washington voulait aussi que la question des « droits de l'homme en Palestine » ne soit plus systématiquement mise à l'ordre du jour du CDH. Washington dénonce depuis toujours le fait qu'Israël est le seul pays au monde ayant un point fixe (appelé point 7) à l'ordre du jour de chaque session, soit trois fois par an.

Ce n'est pas la première fois que les États-Unis vont être absents de ce Conseil. Sous le républicain George W. Bush, ils avaient boycotté le CDH dès sa création, avant de le rejoindre sous l'administration du démocrate Barack Obama.

Depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche début 2017, les États-Unis se sont retirés de l'UNESCO, ont coupé plusieurs financements à des organes de l'ONU et annoncé notamment leur retrait de l'Accord de Paris sur le climat et de l'accord nucléaire avec l'Iran endossé par les Nations unies.



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