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Venezuela: Trump durcit les sanctions au lendemain d'une élection «illégitime»

Venezuela: Trump durcit les sanctions au lendemain d'une élection «illégitime»

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WASHINGTON | Le président américain Donald Trump a signé lundi un décret visant à isoler encore un peu plus économiquement le régime vénézuélien au lendemain de la réélection du président Nicolas Maduro lors d'un scrutin qualifié d'»illégitime» par Washington.

Le président américain Donald Trump a signé un décret, dont la portée exacte reste difficile à évaluer, visant à réduire la capacité du régime de Caracas à vendre ses actifs.

«L'élection au Venezuela est une farce, ni libre ni équitable», a lancé le vice-président américain Mike Pence.

«Le résultat illégitime est un nouveau coup contre la fière tradition démocratique du Venezuela», a-t-il ajouté, assurant que Washington ne resterait pas les bras croisés alors que le Venezuela «s'effondre» et que «la misère continue de frapper le peuple courageux».

Condamnant aussi l'élection «frauduleuse», qualifiée d'»attaque contre l'ordre constitutionnel», le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a clairement fait planer la menace de nouvelles sanctions.

«Les États-Unis se tiennent au côté des nations démocratiques pour soutenir les Vénézuéliens et vont prendre des mesures économiques et diplomatiques rapides pour soutenir le rétablissement de leur démocratie», a-t-il prévenu dans un communiqué, sans plus de précisions.

«Tant que le régime Maduro n'aura pas remis le Venezuela sur les rails de la démocratie grâce à des élections libres, justes et transparentes, le gouvernement sera confronté à l'isolement de la part de la communauté internationale», a-t-il martelé.

Lors d'un scrutin critiqué par la communauté internationale et boycotté par l'opposition qui dénonçait une «supercherie», Nicolas Maduro, 55 ans, a obtenu dimanche 68% des voix contre 21,2% à son principal adversaire Henri Falcon, 56 ans. Ce dernier a dénoncé un scrutin sans «légitimité» et réclamé une nouvelle élection avant la fin de l'année.

La quasi-totalité des responsables gouvernementaux vénézuéliens sont déjà visés par des sanctions de l'Union européenne ou de Washington, qui vient d'ajouter vendredi le numéro deux du pouvoir vénézuélien Diosdado Cabello à sa liste de 70 responsables ciblés, y compris Nicolas Maduro.

Les États-Unis, qui achètent un tiers du brut vénézuélien, ont menacé par le passé d'un embargo pétrolier et interdisent à leurs citoyens toute transaction sur la dette vénézuélienne.



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