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Agence QMI

Les parents d'un ex-prisonnier américain poursuivent Pyongyang pour « meurtre »

Les parents d'un ex-prisonnier américain poursuivent Pyongyang pour « meurtre »

Les parents d'Otto Warmbier, Fred et Cindy Warmbier.AFP

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WASHINGTON | Les parents d'Otto Warmbier, un étudiant américain détenu pendant 18 mois en Corée du Nord et décédé peu après sa libération en juin 2017, ont entamé des poursuites jeudi contre le régime nord-coréen pour le « meurtre » et les « tortures » subies par leur fils en détention.

Dans leur plainte au civil, déposée à Washington, Cynthia et Frederick Warmbier affirment que leur fils a été emprisonné après avoir avoué sous la contrainte le vol d'une affiche de propagande du régime lors d'un voyage organisé à Pyongyang en décembre 2015.

Le jeune Américain avait été jugé en moins d'une heure et condamné à 15 ans de travaux forcés en mars 2016. Il avait été rapatrié dans le coma aux États-Unis en juin 2017 et est mort moins d'une semaine plus tard.

« La Corée du Nord, qui est un régime voyou, a pris Otto en otage pour ses objectifs injustifiés, et l'a brutalement torturé et l'a tué », expliquent-ils dans leur plainte, qui lie la détention de l'étudiant aux tensions grandissantes à l'époque entre Washington et Pyongyang qui avait effectué en janvier 2016 son quatrième essai nucléaire souterrain.

La plainte évoque des dommages-intérêts et des amendes dont le montant n'est pas précisé.

Celle-ci intervient à un moment critique pour les deux pays ennemis. Donald Trump doit rencontrer d'ici début juin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pour un sommet historique sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Après avoir fustigé M. Kim et ses ambitions nucléaires, le président américain l'a qualifié cette semaine de « très honorable » et « très ouvert ».

Pour son premier discours sur l'état de l'Union, fin janvier, M. Trump avait invité au Congrès le couple Warmbier, les saluant comme « les puissants témoins d'une menace contre notre monde ».

Le régime nord-coréen avait accusé Washington de mener une « campagne de diffamation » après la mort de l'étudiant, démentant que l'Américain de 22 ans avait été torturé ou maltraité.



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