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« Morts de rire à Moscou »: nouvelle contre-offensive de Trump sur l'enquête russe

« Morts de rire à Moscou »: nouvelle contre-offensive de Trump sur l'enquête russe

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WEST PALM BEACH | Donald Trump a affirmé dimanche que Moscou avait réussi « au-delà de ses rêves les plus fous » à semer le chaos aux États-Unis, éreintant le FBI pour son enquête sur l'affaire russe en évitant de mettre en garde le Kremlin contre toute ingérence dans les élections américaines.

« Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi l'Amérique! » a écrit le président américain au petit matin dans une de ces salves de tweets qu'il affectionne.

« Si le BUT de la Russie était de semer la discorde, le désordre et le chaos aux États-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous », a-t-il écrit.

Ce message ponctue une nouvelle avalanche de tweets postés par Donald Trump à partir de 6 h 30 du matin alors que le président passe ce long week-end, lundi étant férié aux États-Unis, dans sa demeure en Floride.

Tous concernent l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Aucun ne fait mention des 17 personnes tuées mercredi dans un lycée à moins d'une heure de sa résidence de Mar-a-Lago.

Donald Trump a accusé samedi soir le FBI d'avoir raté les signes avant-coureurs qui pointaient vers le tueur âgé de 19 ans, Nikolas Cruz, jugeant que la police fédérale américaine passait en revanche « trop de temps » sur l'enquête russe.

« Mensonge russe »

La veille, Washington avait formellement accusé vendredi 13 Russes, dont un proche de Vladimir Poutine, d'avoir favorisé en 2016 la candidature de l'actuel locataire de la Maison-Blanche. Les principaux services de renseignement américains avaient déjà dénoncé l'ingérence russe dans la présidentielle.

Des accusations particulièrement sensibles en cette année électorale aux États-Unis, avec les législatives cruciales de novembre en perspective. Le chef du renseignement américain Dan Coats a d'ailleurs averti de nouveau mardi dernier que la Russie reprendrait les recettes de 2016 pour tenter d'influencer les scrutins de novembre.

Mais Donald Trump se garde depuis vendredi de dénoncer l'ingérence de Moscou, épinglée par sa propre administration, préférant défendre à tour de bras l'innocence de son équipe de campagne.

« Je n'ai jamais dit que la Russie ne s'était pas mêlée de l'élection, j'ai dit +c'est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou ça peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur+. Le +mensonge+ russe, c'était que l'équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie - Elle ne l'a jamais été! », a-t-il encore martelé dimanche.

« Preuves irréfutables »

Son prédécesseur Barack Obama, son ancienne rivale Hillary Clinton, le parti démocrate (DNC)... Donald Trump a au contraire rejeté l'affaire de collusion avec la Russie du côté démocrate dans ses tweets. « Obama était président, connaissait cette menace et n'a rien fait ».

La campagne de déstabilisation russe contre les États-Unis, financée à coups de millions de dollars, aurait en effet débuté dès 2014, selon l'acte d'accusation du procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête, publié vendredi.

Le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, avait pourtant assuré samedi à Munich que les « preuves étaient vraiment irréfutables » contre Moscou en la matière.

« La Russie devrait réévaluer ce qu'elle fabrique parce que ça ne marche pas, tout simplement », a-t-il ironisé, en affirmant qu'en « conduisant cette campagne de subversion politique », Moscou était parvenue à unir républicains et démocrates américains à l'heure de lui imposer des sanctions.

Donald Trump l'a repris publiquement dimanche.

«Le général McMaster a oublié de dire que les résultats de l'élection de 2016 n'ont pas été affectés ou modifiés par les Russes», a-t-il souligné, s'appuyant sur les propos du numéro deux du ministère de la Justice, Rod Rosenstein, qui avait souligné vendredi qu'aucune preuve ne pointait vers un impact de l'ingérence russe sur le résultat.

Puis d'arroser, à nouveau, le camp de Hillary Clinton «la crapule», citant plusieurs scandales ayant secoué la campagne de la candidate démocrate:! «la seule collusion a été entre la Russie et H la Crapule, le DNC et les Dems».



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