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Personne n'a le doigt sur le bouton nucléaire, assure l'ami américain de Kim Jong-Un

Personne n'a le doigt sur le bouton nucléaire, assure l'ami américain de Kim Jong-Un

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Les menaces de guerre entre la Corée du Nord et les États-Unis sont « du spectacle » et « personne n'a le doigt sur le bouton » nucléaire, a assuré mardi à l'AFP l'ex-basketteur américain Dennis Rodman, qui se présente comme l'ami à la fois de Kim Jong-Un et de Donald Trump.

De passage à Pékin, où il attend un hypothétique permis spécial pour se rendre une nouvelle fois à Pyongyang, l'excentrique ex-gloire des Chicago Bulls dit espérer pouvoir « réduire la pression » entre les deux pays, dont les dirigeants échangent des menaces de guerre, voire d'annihilation nucléaire.

Pour ce faire, il se propose d'organiser un match de basket à Pékin entre des Nord-Coréens... et des joueurs venus du territoire américain de Guam, une île du Pacifique à proximité de laquelle Pyongyang avait menacé d'envoyer une salve de missiles.

Alors que le dirigeant nord-coréen est féru de basketball, une telle rencontre permettrait de montrer qu'il n'existe « aucune haine » entre les deux pays, explique l'ancienne vedette.

Dennis Rodman serait selon son entourage la seule personne au monde à être à la fois l'ami de Kim Jong-Un et du président américain Donald Trump: il avait participé, quand ce dernier était animateur de téléréalité, à son émission « The Celebrity Apprentice ».

Les deux dirigeants « sont le même genre d'homme », observe l'ex-basketteur. « Ils adorent contrôler ».

Dennis Rodman s'est rendu au moins cinq fois à Pyongyang. Lors de son dernier voyage en juin, il n'a pas été reçu par Kim Jong-Un, mais il l'avait rencontré longuement lors de ses précédentes visites.

Le leader nord-coréen et la vedette du basket ont chanté du rock'n'roll, « fumé des cigares » et bien sûr joué au basket, car M. Kim « vit et respire pour le basket », assure Rodman.

« Un gars du XXIe siècle »

L'homme fort de Pyongyang a emmené son ami américain dans son île et dans sa station de ski et lui a même permis de prendre sa fille alors bébé dans ses bras.

Kim Jong-Un « est un gars du XXIe siècle » qui est obligé de marcher sur la voie tracée par des « tyrans » comme son père et son grand-père, analyse le basketteur.

« Il aimerait probablement faire beaucoup de choses positives (mais) la structure du système ne le lui permet pas (...). Il veut enclencher ce déclic qui permettrait à son peuple d'être plus libre », explique-t-il.

Sous la férule de Kim Jong-Un, Pyongyang a accéléré son programme nucléaire et balistique, multipliant tests et tirs de missiles, avec l'objectif ostensible d'être en capacité de cibler l'ensemble des États-Unis continentaux.

Washington a réinscrit en novembre la Corée du Nord sur sa liste noire des « États soutenant le terrorisme », pointant « des assassinats en territoire étranger ». Séoul avait accusé Pyongyang d'être impliqué dans la mort, en février en Malaisie, du demi-frère en exil de Kim Jong-Un, Kim Jong-Nam, très critique du régime.



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