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EI: frappes aériennes contre des armes chimiques et à Palmyre

EI: frappes aériennes contre des armes chimiques et à Palmyre

Un F-15 Eagle américain. Photo AFP

WASHINGTON - La coalition internationale contre le groupe État islamique a bombardé des installations d'armes chimiques des jihadistes, sur la base d'informations venant d'un cadre de l'EI capturé par les forces américaines, a confirmé jeudi le porte-parole du Pentagone Peter Cook.

La coalition «a mené de multiples frappes aériennes qui ont perturbé et dégradé la capacité de l'EI à produire des armes chimiques», a déclaré le porte-parole lors d'un point-presse au Pentagone.

La coalition a pu mener ces frappes grâce aux informations fournies par un spécialiste des armes chimiques de l'EI récemment capturé par les forces spéciales américaines, a précisé M. Cook.

Souleimane Daoud al-Bakkar, alias Abou Daoud, était «émir de l'EI pour la fabrication d'armes chimiques et traditionnelles», a ajouté M. Cook.

L'homme avait été capturé la semaine dernière en Irak, selon un responsable militaire américain.

Il a été transféré mercredi aux autorités irakiennes après avoir été interrogé par les forces spéciales américaines, a précisé M. Cook.

En février, le coordonnateur du renseignement américain James Clapper et le directeur de la CIA John Brennan avait pour la première fois accusé ouvertement l'EI d'avoir utilisé des armes chimiques en Irak et en Syrie, et notamment du gaz moutarde.

Le gaz moutarde - qui provoque des détresses respiratoires, une cécité momentanée et des cloques très douloureuses - avait été utilisé pour la première fois par les Allemands en Belgique en 1917. Il a été banni par l'ONU en 1993.

Souleimane Daoud al-Bakkar a été capturé par une unité de forces spéciales américaine nommée ETF («Expeditionary targeting force»), déployée récemment par les Etats-Unis en Irak, et qui a pour mission de capturer ou tuer les cadres de l'EI et d'obtenir du renseignement.

Frappes russes à Palmyre

Dans une autre série de frappes aériennes menées par des avions russes, au moins 20 membres du groupe État islamique ont été tués jeudi à Palmyre, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

L'EI s'était emparé en mai 2015 de cette ville située dans le désert oriental et qui abrite des trésors antiques inscrits au patrimoine de l'humanité.

Les jihadistes y ont commis des atrocités, en décapitant notamment l'ancien chef des antiquités âge de 82 ans, en pratiquant des exécutions dans le théâtre antique et en détruisant deux temples dont celui de Bel en septembre 2015.

L'OSDH, qui dispose d'un large réseau d'informateurs sur le terrain, a appris qu'au moins 20 membres de l'EI ont été tués et plus de 50 ont été blessés dans au moins 35 raids aériens syriens et russes contre des quartiers de la ville.

Des combats entre les jihadistes et les forces du régime ont éclaté à proximité, les adversaires ne se trouvant par endroits qu'à quelques centaines de mètres les uns des autres.

Plusieurs informations font état de préparatifs de l'armée syrienne et de ses alliés avec une couverture aérienne russe en vue d'une large offensive pour reprendre la ville.

L'EI et la branche syrienne d'Al-Qaïda, le Front al-Nosra sont exclus de la trêve, qui semble tenir depuis le 27 février en Syrie malgré des violations sporadiques.

Ainsi, le correspondant de l'AFP dans la partie rebelle de la ville septentrionale d'Alep, a fait état de la mort jeudi d'un enfant dans des raids d'hélicoptères et de l'aviation syrienne sur le quartier d'Al-Mayssar, près de l'aéroport militaire de Nayrab capturé par les rebelles en février 2013.

Près de la capitale, dans le bastion rebelle de Douma, deux civils ont été tués par des bombardements, selon l'OSDH.

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