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Il tue sa mère deux jours après avoir quitté la prison

Il tue sa mère deux jours après avoir quitté la prison

On ne sait pas ce qui a poussé Steven Pratt à tuer sa mère.Photo Archives / AFP

Dernière mise à jour: 19-02-2016 | 14h38

ATLANTIC CITY, New Jersey - Un homme a plaidé coupable cette semaine d'avoir battu à mort sa mère en 2014, un crime qu'il a commis moins de 48 heures après sa sortie de 30 ans de prison pour le meurtre d'un voisin.

Steven Pratt, qui est âgé de 45 ans, a commis son crime en 2014. L'événement est survenu moins de 48 heures après qu'il eut quitté la prison pour le meurtre de son voisin, survenu en 1984. Il n'avait à l'époque que 15 ans.

Pour le meurtre de son voisin, il a été incarcéré dans cinq prisons au cours de ses 30 années de détention. L'homme a notamment été envoyé à la prison d'État du New Jersey, un établissement à sécurité maximum qui regroupe les prisonniers les plus difficiles et dangereux.

«Je ne veux pas un procès. Je suis coupable» avait déclaré M. Pratt lors de sa comparution en cour en 2014, a rapporté le site The Press of Atlantic City. Mercredi, il a officiellement plaidé coupable.

On ne sait pas ce qui a poussé Steven Pratt à tuer sa mère, alors âgée de 64 ans. Son retour à la maison avait été célébré un vendredi. Gwendolyn Pratt est morte deux jours plus tard des suites d'un traumatisme crânien, après avoir reçu plusieurs coups à la tête. L'homme n'a opposé aucune résistance à son arrestation.

Un criminel irrécupérable?

Son arrestation avait soulevé une question : Steven Pratt était-il un mineur irrécupérable ou est-ce que la prison l'a rendu encore plus violent?

«Si quelqu'un a été en prison pendant 30 ans dans le système pour adultes, il n'y a pas de douceur. Ils sont probablement très en colère, des personnes très paranoïaques.

Probablement très en colère contre le monde», avait alors analysé le psychologue Ronald Gruen, qui évalue depuis près de 30 ans les jeunes criminels.

«Ils n'ont pas la maîtrise de soi. Être en prison est un endroit très dangereux. Ils doivent être sur leurs gardes tout le temps», selon le psychologue.

Lors de la lecture de l'acte d'accusation en 2014, Steven Pratt avait grimacé et pleuré en silence. Questionné à savoir s'il avait un avocat ou s'il avait besoin de quelqu'un pour le défendre, il avait alors répondu : «Je n'ai pas d'avocat. Je n'ai personne».

Sa sentence sera connue en mars.

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