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De nouvelles sanctions américaines contre la Corée du Nord

De nouvelles sanctions américaines contre la Corée du Nord

Ri Yong-Gil et Kim Jong-Un.Photo Archives / AFP

Dernière mise à jour: 10-02-2016 | 19h10

WASHINGTON - Le Sénat des États-Unis a adopté mercredi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord en réaction à son quatrième essai nucléaire, une loi que la Chambre des représentants doit maintenant approuver.

Les sénateurs ont à l'unanimité en faveur du texte, qui rend obligatoires des sanctions existantes contre toute personne ou entreprise aidant le régime de Pyongyang, notamment dans l'acquisition de matériaux pour fabriquer des armes de destruction massive.

Les sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio, candidats aux primaires présidentielles du parti républicain, sont revenus exprès à Washington pour voter.

La Chambre a adopté une proposition de loi similaire le 12 janvier, par 418 voix contre 2. Elle doit maintenant revoter sur la version du Sénat, ce qui devrait se faire rapidement.

«Ce régime dictatorial doit apprendre que ses actions auront des conséquences», a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan.

Les parlementaires américains se disent frustrés par les blocages aux Nations unies, par l'allié chinois, après un quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord le 6 janvier, et la mise en orbite d'une satellite ce week-end, un lancement qui pourrait servir de test pour des composants de missiles intercontinentaux capables d'atteindre les États-Unis.

«Après quatre essais nucléaires, deux violations de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et une tentative nord-coréenne de transférer des technologies nucléaires à la Syrie, il est temps que les États-Unis prennent le défi nord-coréen au sérieux», a déclaré le sénateur démocrate Robert Menendez.

«Je suis personnellement très déçu du fonctionnement du Conseil de sécurité de l'ONU», a dit le président républicain de la commission des Affaires étrangères, Bob Corker.

La Corée du Nord est déjà soumise à toute une panoplie de sanctions internationales et américaines, adoptées après ses trois précédents essais nucléaires, en 2006, 2009 et 2013.

Les sanctions incluent la saisie d'actifs, l'interdiction de visas et le refus de contrats publics américains.

Exécution en Corée du Nord

Le chef d'état-major de l'armée nord-coréenne a été exécuté, a avancé mercredi la presse sud-coréenne, alors que le régime de Kim Jong-Un mène une série de purges et d'exécutions de hauts responsables.

Ri Yong-Gil, chef d'état-major de l'Armée populaire de Corée, a été exécuté au début du mois pour avoir formé une faction politique et pour corruption, a annoncé l'agence Yonhap, citant une source proche des questions nord-coréennes.

Ces informations interviennent dans un contexte de fortes tensions entre les deux Corées, après le récent essai nucléaire de Pyongyang suivi du lancement d'une fusée, largement condamné comme un test de missile balistique déguisé.

Ri a été aperçu souvent en compagnie du leader nord-coréen, notamment lors de tournées d'inspection. Mais son nom ne figurait pas dans les récents comptes-rendus des médias officiels nord-coréens concernant une réunion importante du parti ainsi que les célébrations autour du lancement de la fusée dimanche.

«Cette exécution laisse à penser que Kim Jong-Un manque encore d'assurance au sujet de son autorité sur la très puissante armée de son pays», note cette source auprès de Yonhap. 

«Cela montre aussi que le règne de la terreur de Kim se poursuit», ajoute-t-elle.

L'agence de renseignement sud-coréenne (NIS) à Séoul a refusé de commenter cette nouvelle. 

Les rumeurs de purges se sont multipliées depuis l'arrivée de Kim Jong-Un au pouvoir fin 2011, dont celle de son ministre de la Défense Hyon Yong-Chol, qui aurait pu être exécuté, avait avancé en mai la NIS.

Cette exécution n'a jamais été confirmée, mais on ne l'a plus revu depuis le printemps. Certains experts estiment que cela accrédite la thèse de la purge, d'autres qu'il pourrait être incarcéré. 

Les médias nord-coréens traitent rarement de la corruption, se bornant à évoquer des cas individuels, comme l'exécution fin 2013 du puissant oncle de Kim Jong-Un, Jang Song-Thaek. Celui-ci avait été présenté comme un homme à femmes avide de drogues, et accusé de trahison et de corruption.

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