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Attentat de Jakarta: le bilan des victimes monte à 4 morts

Attentat de Jakarta: le bilan des victimes monte à 4 morts

Le bilan des victimes des attentats de Jakarta est monté à quatre morts après le décès d'un passant qui a succombé à ses blessures.Photo Garry Lotulung / Reuters

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JAKARTA - Le bilan des victimes des attentats de Jakarta est monté à quatre morts après le décès d'un passant qui a succombé à ses blessures, a indiqué la police indonésienne dimanche, trois jours après les attaques revendiquées par l'organisation État islamique (EI).

Parmi les quatre morts figure un homme que la police avait initialement identifié comme l'un des assaillants mais qui est en fait une victime civile, a précisé la police.

Les quatre assaillants ont été tués au cours des attentats suicide et attaques à main armée qui ont détruit jeudi un café Starbucks et une guérite de police dans un quartier du centre de la capitale abritant des centres commerciaux, les bureaux de plusieurs agences de l'ONU ainsi que des ambassades, notamment celle de France.

Plus de 20 personnes ont été blessées, parmi lesquelles un Algérien, un Néerlandais, un Allemand et un Autrichien. Six policiers et un vigile ont également été blessés.

«Une autre victime qui était dans le coma depuis le début est morte la nuit dernière», a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police de Jakarta, Muhammad Iqbal.

Il s'agit de Rais Karna, 37 ans, un Indonésien qui travaillait dans une banque à proximité et a succombé à de graves blessures par balle à la tête.

La quatrième victime, Sugito, un Indonésien qui n'a qu'un patronyme, avait initialement été comptabilisé parmi les assaillants.

Les deux autres victimes sont un Indonésien et un Canadien qui a aussi la nationalité algérienne.

Après les attentats, les premiers de cette ampleur depuis près de sept ans dans ce pays d'Asie du Sud-Est, 12 personnes ont été arrêtées dans plusieurs régions de l'archipel, et l'une d'entre elles est soupçonnée d'avoir financé ces attaques avec des fonds reçus de l'EI, avait indiqué samedi police.

Les enquêteurs soupçonnent Katibah Nusantara, un groupuscule lié à l'EI qui contrôle de vastes de territoires en Syrie et en Irak, d'avoir orchestré les attentats depuis la Syrie.

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