Régys Caron
Agence QMI

Victoire du non en Écosse

En photos: l'Écosse contre l'indépendance

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Régys Caron

Dernière mise à jour: 19-09-2014 | 00h39

ÉDIMBOURG - L'Écosse a voté non à l'indépendance dans une proportion de 55% au terme d'une campagne référendaire qui a duré deux ans.

Les Écossais en sont quitte pour une nuit blanche puisqu'il leur a fallu attendre aux petites heures du matin vendredi pour connaître le dénouement du vote. Au tournant de 5h, le camp du non était confortablement installé en avance avec 54% des voix et n'a jamais eu à s'inquiéter par la suite.

Plus de 86% des électeurs sont allés aux urnes jeudi. L'option unioniste a récolté 2 millions de voix contre 1,61 millions pour le camp indépendantiste.

Le premier ministre de l'Écosse Alex Salmond a humblement accepté le verdict populaire. «Merci aux Écossais pour 1,6 million de vote pour l'indépendance. La majorité des Écossais a décidé de ne pas faire de l'Écosse un pays indépendant. Au nom du gouvernement, j'accepte le résultat et je promets de travailler dans l'intérêt de l'Écosse à l'intérieur du Royaume-Uni.»

Le chef du gouvernement écossais a rappelé au camp unioniste les promesses d'octroyer plus de pouvoirs à l'Écosse qui ont été faites en fin de campagne référendaire, alors que l'option indépendantiste avait rejoint celle de l'union dans les sondages. «L'Écosse s'attend à ce que ces engagements soient tenus», a prévenu M. Salmond.

Cameron ravi

La réponse de Londres n'a pas tardé à venir. Dans une allocution prononcée devant le 10 Downing Street, le premier ministre du Royaume-Uni David Cameron a salué les Écossais pour leur décision. «Le résultat est clair et j'en suis ravi. J'aurais eu le coeur brisé de voir l'Écosse quitter le Royaume-Uni.»

M. Cameron a promis que les engagements pris pendant la campagne référendaire seraient tenus. De nouveaux pouvoirs budgétaires et de taxation seront dévolus à l'Écosse ainsi qu'aux autres nations du Royaume-Uni: l'Angleterre, le Pays-de-Galles et l'Irlande-du-Nord. «Les trois partis unionistes ont promis la dévolution et nous la ferons», a promis M. Cameron.

Permettre à l'Écosse de tenir un référendum était la bonne chose à faire, a plaidé le premier ministre. «Le Parti national écossais fut élu en 2011 sous la promesse de tenir un référendum sur l'indépendance. Nous aurions pu tenter de refuser (...) Je suis un démocrate et il était de mon devoir de respecter le PNE et de permettre aux Écossais majoritaire de voter sur cette question», a dit M. Cameron.

Débat clos

Le premier ministre a signalé que la question posée aux Écossais était claire ce qui a permis de clore le débat, à son avis, pour au moins une génération.

Seulement quatre circonscriptions écossaises, dont la métropole de l'Écosse Glasgow, ont donné des majorités au oui. La capitale Édimbourg a voté non à 62%.

Pour sa part, le chef de la campagne «Better together» Alistair Darling invité tous les Écossais à tourner la page sur ce débat référendaire qui les a divisés. «La majorité silencieuse a parlé (...) Ce débat a créé de profondes divisions. Il faudra trouver le moyen de refaire l'unité. Nous devons rappeler que l'option indépendantiste comportait un trop grand risque pour notre pays. Le bon sens écossais a prévalu.»

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