«Je voulais tuer quelqu'un... pour voir», confie une étudiante assassin

«Je voulais tuer quelqu'un... pour voir», confie une étudiante assassin

Peu après son arrestation à proximité de son appartement, la jeune fille de 16 ans, a commencé par nier en bloc, affirmant qu'elle avait quitté son amie vers 18H30 samedi soir.Photo AFP

AFP

Dernière mise à jour: 29-07-2014 | 09h31

TOKYO - «Je voulais tuer et disséquer quelqu'un... pour voir» ce que ça faisait, a déclaré la jeune Japonaise qui a étranglé puis décapité une camarade de classe le week-end dernier.

C'est l'incroyable confession que l'étudiante de 16 ans a faite aux enquêteurs très calmement et sans exprimer le moindre regret, d'après des sources policières citées mardi par des médias japonais.

Les faits se sont déroulés samedi soir dans la ville de Sasebo dans la préfecture de Nagasaki (sud-ouest). Étrangement, une affaire similaire avait eu lieu il y a 10 ans dans cette même cité: une écolière en classe primaire avait alors poignardé à mort une camarade de classe.

Samedi dernier, ce sont les parents d'Aiwa Matsuo qui, inquiets de ne pas la voir rentrer à la maison, ont prévenu la police.

Et dimanche matin, la police a fait la découverte macabre du corps de la jeune fille chez sa meurtrière qui, elle, malgré son jeune âge, vivait seule, dans la même ville que sa famille.

Peu après son arrestation à proximité de son appartement, la jeune fille de 16 ans, dont l'identité n'a pas été révélée car elle est mineure, a commencé par nier en bloc, affirmant qu'elle avait quitté son amie vers 18H30 samedi soir.

Mais elle a finalement avoué froidement le meurtre sauvage de sa camarade une fois qu'elle a su que le corps avait été découvert à son domicile. La mort remontait à samedi soir entre 20H00 et 22H00 locales selon les médecins légistes.

Un enquêteur de la police a confirmé mardi à l'AFP que la jeune fille avait confessé avoir étranglé et frappé son amie avec un objet contondant avant de la décapiter et de lui couper la main gauche «avec des outils et une espèce de cordon».

L'abdomen de la victime était aussi largement ouvert, selon des sources citées par divers médias.

Selon le grand quotidien Yomiuri, la police a d'ailleurs retrouvé plusieurs outils au domicile de la criminelle, dont des marteaux et une scie, renforçant la thèse de la préméditation.

«J'ai acheté tout ça moi-même, je voulais tuer quelqu'un», aurait déclaré cette dernière, toujours selon ce journal.

Messages troublants

La police a par ailleurs découvert quatre messages troublants postés sur un forum internet avec, entre autres, des photos d'une main ensanglantée. Ces images avaient été mises en ligne deux heures environ après l'heure estimée de la fin tragique de l'étudiante.

La meurtrière, qui devrait subir rapidement des examens psychiatriques, avait déjà donné des signes inquiétants de dérangement quelques années auparavant, selon des médias locaux.

Très bonne en classe et également forte en sport, elle n'avait pas hésité quand elle était en CM2 à verser de l'eau de javel dans le repas de deux autres étudiantes.

«J'étais énervée contre elles car elles me méprisaient, se moquaient de moi en classe», avait-elle déclaré à son institutrice qui l'interrogeait sur son geste, poursuit le Yomiuri Shimbun.

Elle avait aussi disséqué un ou plusieurs animaux, selon d'autres informations de presse.

Selon des témoignages recueillis par les médias japonais, notamment dans l'encadrement de son école, la jeune fille aurait pu être perturbée par la mort l'an dernier de sa mère, décédée des suites d'un cancer, et le remariage de son père peu après.


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