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Cinq suspects avouent avoir violé la touriste suisse

Viol collectif en Inde - Cinq suspects avouent avoir violé la touriste suisse

Un policier indien scrute le lieu présumé du viol.Photo AFP

NEW DELHI - Cinq hommes ont avoué avoir participé au viol collectif d'une touriste suisse dans le centre de l'Inde, a indiqué la police dimanche, trois mois après un fait divers semblable qui avait provoqué une vague d'indignation à travers tout le pays.

«Nous avons interpellé cinq personnes et elles ont avoué le viol collectif de la femme et l'attaque du mari», a déclaré à l'AFP un responsable de la police locale M.S. Dhodee. La police recherche un sixième suspect.

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La victime et son mari, qui circulaient en vélo à travers l'Inde, avaient installé leur tente pour une étape dans l'État du Madhya Pradesh, quand plusieurs hommes ont attaqué le couple vendredi, attaché l'homme et violé sa femme en sa présence.

Ils ont également volé 10 000 roupies (185 dollars) et un téléphone portable.

Les deux touristes se rendaient au célèbre Taj Mahal, à Agra, dans le nord, l'un des principaux monuments touristiques du pays. Ils avaient décidé de coucher sous la tente près d'un petit village du Madhya Pradesh, selon la police.

Les six personnes arrêtées sont des villageois, a précisé la police. «Ils passaient par là, ont remarqué le couple qui montait la tente et y ont vu l'occasion» de commettre leurs méfaits, a ajouté M.S. Dhodee.

L'épouse, âgée d'une quarantaine d'années, a été examinée à l'hôpital de Gwalior, une ville située à 340 km de la capital de l'État, Bhopal, a précisé un autre responsable policier dimanche.

«La victime et son mari sont partis pour Delhi. Il n'était pas nécessaire qu'elle reste à l'hôpital ici», a déclaré dimanche cet autre responsable policier.

La police est en contact avec les responsables de l'ambassade de Suisse, qui a refusé de répondre aux questions de l'AFP.

Cette nouvelle affaire intervient trois mois après le viol collectif d'une jeune étudiante indienne à New Delhi, qui avait suscité une vaste mouvement de protestations dans le pays, où de nombreuses Indiennes accusent les autorités -justice et police- de négliger les violences infligées aux femmes.

Parmi ces violences figurent notamment les viols et les coups portés par les conjoints, qui occasionnent plusieurs milliers de morts tous les ans, selon les associations de défense des femmes.

Le gouvernement, sommé de répondre à l'indignation publique, vient de déposer un projet de loi qui punit le viol de 20 ans de prison, voire de la peine de mort si la victime succombe à ses blessures ou est laissée dans un état végétatif.

Le principal accusé dans l'affaire du viol en décembre de l'étudiante indienne a été retrouvé mort, pendu dans sa cellule, le 11 mars. Les autorités pénitencières assurent qu'il s'est suicidé mais sa famille évoque un meurtre.



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