Benoît XVI dénonce les coups contre l'unité de l'Église

CITE DU VATICAN - Le pape Benoît XVI a dénoncé lors de la dernière grande messe de son pontificat célébrée en la basilique Saint Pierre, «les coups portés à l'unité de l'Église» et «les divisions au sein du corps ecclésial».

Dans un sermon au ton très grave, le pape allemand, qui semblait très éprouvé, a estimé que «le visage de l'Église est «parfois défiguré».

«Je pense notamment aux coups portés à l'unité de l'Église, aux divisions du corps ecclésial», a-t-il dit devant les cardinaux présents.

Plus généralement, il a aussi dénoncé l'incohérence de ceux qui se disent prêts à «déchirer leurs propres vêtements, face à des scandales et des injustices, naturellement perpétrés par d'autres» mais ne sont pas «prêts à agir sur leur propre coeur, sur leur conscience et sur leurs intentions».

Le conclave ne peut pas commencer avant le 15 mars

Le conclave des cardinaux qui éliront le prochain pape devrait pouvoir commencer «à partir du 15 mars», a indiqué mercredi le porte-parole du Vatican, lors d'une conférence de presse après la première apparition publique du pape Benoît XVI depuis l'annonce de sa démission programmée pour le 28 février.

«Le conclave ne peut pas commencer avant le 15 mars, nous pouvons prévoir qu'il débute le 15, le 16, le 17, 18 ou 19», a indiqué le père Federico Lombardi en faisant référence à la Constitution apostolique qui prévoit un délai de 15 à 20 jours pour la convocation du Conclave après un décès ou une démission.

Mais «la décision sur la date est du ressort des cardinaux qui seront réunis en congrégations» au Vatican dès le lendemain du départ du pape, selon le père Lombardi.


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