Obama juge «sensé» d'interdire les armes d'assaut

États-Unis - Obama juge «sensé» d'interdire les armes d'assaut

Barack Obama, qui a promis d'agir rapidement pour faire évoluer la législation sur les armes à feu, a estimé lundi qu'il était «sensé» d'interdire les armes d'assaut.Photo: Jonathan Ernst / Reuters

Dernière mise à jour: 14-01-2013 | 12h34

WASHINGTON - Le président des États-Unis Barack Obama, qui a promis d'agir rapidement pour faire évoluer la législation sur les armes à feu, a estimé lundi qu'il était «sensé» d'interdire les armes d'assaut.

M. Obama a estimé que les propositions formulées par le vice-président Joe Biden pour réduire la violence par armes dans le pays étaient «raisonnables».

Le débat sur les armes, très passionnel aux États-Unis, a été relancé après la tragédie de Newtown, dans le Connecticut dans laquelle 26 personnes, dont 20 enfants, ont été tuées dans une école le 14 décembre par un assaillant de 20 ans lourdement armé.

«On m'a présenté une liste de propositions raisonnables et de bon sens qui peuvent être mises en oeuvre pour s'assurer que le genre de violence que nous avons vu à Newtown ne se reproduise pas», a déclaré M. Obama au cours d'une conférence de presse tenue moins d'une semaine avant sa prestation de serment pour un second mandat.

«Ma démarche consiste à se concentrer sur ce qui cohérent, sur ce qui fonctionne», a-t-il ajouté, évoquant en particulier «une interdiction sur les armes d'assaut» parmi les choses qui, selon lui, sont «sensées».

«Est-ce que toutes ces propositions seront adoptées par le Congrès ? Je ne sais pas (...) mais s'il y a quelque chose que nous pouvons faire pour sauver ne serait-ce qu'un enfant dans une tragédie telle que celle de Newtown, nous devons le faire».

M. Obama a indiqué qu'il donnerait plus de précisions sur ce dossier au cours de la semaine à venir.

Barack Obama avait chargé son vice-président de mener une réflexion sur la législation encadrant les armes à feu aux États-Unis au lendemain de la tuerie de Newtown.

Le président américain avait alors évoqué «le pire jour de sa présidence».

Ce massacre --l'un des plus graves ayant jamais touché un établissement scolaire dans le pays-- avait une nouvelle fois relancé le débat sur les armes à feu, après une succession de fusillades meurtrières les mois précédents --dont celle ayant fait 12 morts dans un cinéma du Colorado lors de la première de «Batman« en juillet.


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