Les policiers décrivent des scènes d'horreur


Richard Latendresse

AURORA, Colorado - Les policiers appelés à témoigner lors de l'enquête préliminaire de James Holmes lundi ont décrit les scènes d'horreur auxquelles ils ont fait face en juillet dernier, lors de leur intervention au cinéma Century 17, à Aurora, au Colorado.

James Holmes, le présumé meurtrier a écouté ces récits avec grand détachement.

C'est un accusé physiquement changé que les policiers ont conduit en cour pour la première étape dans une procédure qui pourrait mener à son procès pour meurtres. Finis, les cheveux teints orange ou coupés très courts, James Holmes portait cheveux plus longs et la barbe fournie.

Il n'a toutefois montré que peu d'intérêt pour le récit des premiers policiers arrivés au cinéma d'Aurora, en banlieue de Denver, où un crime sanglant venait d'être commis.

James Holmes, selon l'accusation, s'est présenté à la séance de minuit du film de Batman L'ascension du Chevalier noir, le 20 juillet dernier. Il aurait lancé deux grenades fumigènes, puis aurait tiré à l'aveuglette, tuant 12 personnes et en blessant 58 autres. L'homme de 25 ans fait maintenant face à 164 accusations de meurtres, de tentatives de meurtre, de possession d'armes et autres.

On s'attendait à une audience très émotive et, en effet, les deux premiers policiers sur les lieux ont d'abord raconté avoir trouvé Holmes à l'arrière du cinéma, regardant au ciel, l'air perdu. Apparaissant tout à fait calme alors qu'une tuerie venait d'être commise, il s'est soumis sans résister aux ordres des policiers.

Les officiers ont par la suite raconté, avec des sanglots dans la voix, ce qu'ils ont vu en arrivant dans la salle de cinéma: des corps, des blessés et du sang, tellement de sang qu'un des policiers a glissé, perdant pied, en tentant de secourir les victimes.

Quelques jours seulement après la tuerie, il y a près de six mois maintenant, un juge avait émis une ordonnance de non-publication.

Ainsi, ces témoignages ont été entendus pour la première fois par les familles des victimes et les survivants eux-mêmes.

L'audience doit s'étaler sur toute la semaine, mais on peut déjà présumer que les avocats de cet ancien étudiant au doctorat en neurosciences à l'Université du Colorado vont présenter une défense basée sur ce qu'ils considèrent être la maladie mentale de leur client.


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