Gros lot à 550 millions

États-Unis - Gros lot à 550 millions

Jim Bayci imprime un billet de loterie.Photo AFP

WASHINGTON - Huit mois après une cagnotte record de 640 millions de dollars, les Etats-Unis étaient à nouveau saisis mercredi par la fièvre du jeu dans l'attente d'un gros lot à 550 millions, le deuxième plus important de l'histoire de la loterie américaine.

Le tirage devait avoir lieu dans la soirée, à 22H59.

Aucun gagnant n'ayant remporté le gros lot du Powerball depuis le 6 octobre, le montant pour l'éventuel gagnant du premier rang a été porté à 550 millions de dollars, indique le site de la loterie usamega.com.

Selon le site, «le flot continu et massif des ventes de billets» a amené les responsables de la loterie à augmenter déjà, à deux reprises en deux jours, le montant du jackpot.

Quelque 131 000 billets étaient achetés chaque minute mercredi, selon la chaîne ABC News, citant des responsables du jeu qui prévoient d'en vendre plus de 189 millions, soit deux pour trois Américains, et deux fois plus que pour le tirage de samedi dernier, dont personne n'a gagné le gros lot de 325 millions.

Dans le seul Maryland, près de Washington, les billets se vendaient dans la matinée au rythme de 158 par seconde, a indiqué à l'AFP une porte-parole.

Pourtant, la chance de remporter, avec une combinaison à deux dollars, les 5 bons numéros plus un numéro complémentaire --sur 59-- est de une sur 175,2 millions, soit beaucoup moins que la probabilité -à un contre un million- d'être... frappé par la foudre en un an.

Malgré la cruauté des statistiques, la jeune Linden Rock est venue mercredi dans un bureau du centre de Washington acheter «20 tickets. On s'est mis à 10 collègues», raconte-t-elle à l'AFP. Et "les tickets vont être mis sous clef" en attendant le tirage, ajoute son amie Sarah McGowen.

Szami, la quarantaine, est sure de gagner: «Je vais pouvoir poser mon stylo, quitter le bureau et vivre mes rêves», dit-elle en éclatant de rire. Elle va acheter des tickets pour elle seule et un groupe de collègues: "Ca va faire 14 dollars. Autant dire rien pour un demi-milliard !", souligne-t-elle.

800 millions de prix non réclamés

Jamol West, d'une vingtaine d'années, joue pour la deuxième fois de sa vie. «Tout le monde en parle, alors j'en achète un pour moi et un pour mes collègues».

Une fois qu'il aura trouvé les six bons numéros, comme il est de coutume aux Etats-Unis, le gagnant devra décider s'il emporte son gain en une seule fois - auquel cas il n'empochera plus «que» 360,2 millions de dollars - ou s'il échelonne ses 550 millions sur 30 paiements annuels.

Le gagnant devra de toute façon payer des impôts sur ses gains qui ne s'élèveront plus alors en moyenne, en fonction des taxes de son Etat, qu'autour de 270 ou 380 millions de dollars, selon la formule choisie.

Un ingénieur des chemins de fer du Michigan avait ainsi protesté «contre l'oncle Sam» en août dernier après avoir remporté 337 millions de dollars qui avaient fondu en 158,7 millions après les impôts fédéraux et locaux.

Pour doucher quelque peu l'enthousiasme, CNN Money affirmait mercredi qu'un total de 800 millions de prix offerts par les loteries américaines n'avaient pas été réclamés l'an dernier.

Et la presse américaine publiait nombre de conseils et témoignages sur la façon de gérer son argent ou résister à la pression des amis, en même temps que la façon d'établir un contrat écrit avec ses collègues, avant le tirage.

La cagnotte record de l'histoire de la loterie américaine, d'un montant de 640 millions de dollars, avait été emportée par trois joueurs en mars dernier.


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