Mariano Andrade
AFP

Des millions de New-Yorkais se préparent


Mariano Andrade

NEW YORK - New York, la ville la plus peuplée des États-Unis se préparait dimanche à l'arrivée imminente de Sandy, un ouragan particulièrement étendu et puissant qui semblait se diriger non loin de là, et ordonnait les premières évacuations et la fermeture du réseau de transports.

«C'est une tempête sérieuse et dangereuse», a répété dimanche devant la presse le maire de New York, Michael Bloomberg. «Mais je pense que ça va aller», a-t-il dit, ordonnant néanmoins à 375 000 personnes d'évacuer les zones inondables.

Le gouverneur de l'Etat de New York Andrew Cuomo a décrété l'état d'urgence pour l'ensemble des 62 comtés, y compris celui de la «Big Apple».

Selon certaines prévisions, Sandy pourrait toucher terre non loin de là, juste au sud, entre le Delaware et le New Jersey, probablement mardi. Mais compte-tenu de son étendue très large (les vents soufflent violemment jusqu'à 800 km de l'oeil du cyclone), nul doute que les New-Yorkais en sentiront les effets.

Sandra Martinez, femme de ménage de 35 ans, est parée. «Juste au cas où, j'achète des choses de base, de l'eau, des bougies, des piles et de la nourriture non périssable», explique-t-elle dans une épicerie.

Si les magasins ne semblaient pas aussi pleins qu'avant l'ouragan Irene l'an passé, qui avait fait 47 morts aux États-Unis, les rayons de bouteilles d'eau se vidaient rapidement.

Les autorités s'efforçaient cependant de ne pas céder à la panique. «Avec cette tempête, on verra plus probablement une lente montée des eaux qu'une montée soudaine (...) comme nous l'avons vu pour Irene", selon le maire, qui s'attend tout de même à une "montée des eaux importante».

Les services de la ville se tenaient prêts tant au niveaux des hôpitaux que des centres d'hébergement.

Aussi sur Canoe.ca

«Nous avons 65 centres d'hébergement dans des écoles publiques de la ville avec tout le personnel et les fournitures qu'il faut», a fait savoir M. Bloomberg.

«Je pense que le bureau du maire fait ce qu'il faut en prenant ses précautions, parce que si l'ouragan frappe vraiment ici, cela pourrait être catastrophique», témoigne Sandra Martinez.

Les rues vont être désertées dans les heures à venir, les autorités ayant annoncé la fermeture du réseau de transports publics, y compris le métro, dimanche à partir de 19h00 (23h00 GMT). Outre le métro, le plus fréquenté du pays, la ville aux huit millions d'habitants a également décrété la fermeture des parcs, des aires de jeux et des plages dimanche après-midi.

Située en plein dans la zone à risque, au sud de Manhattan, la Statue de la Liberté, gérée par le service des parcs nationaux, pourrait elle aussi subir des perturbations. Après un an de travaux de rénovation, elle a rouvert au public sa couronne aux sept pointes dimanche.

«Nous surveillons la tempête de très près. Quand on aura plus d'informations plus précises, on prendra une décision», a indiqué la porte-parole du monument symbolique de New York, Mindi Rambo.

Mais les services de ferry en direction de la statue et d'Ellis Island ont été annulés pour lundi et mardi.

Les écoles et les entreprises étaient également sur le qui-vive, s'attendant à des changements d'horaires voire à des fermetures et annulations d'événements.

L'ouragan Irene, qui avait frappé en août 2011, avait, outre les victimes, provoqué quelque 10 milliards de dollars dommages dans l'est des Etats-Unis, frappant particulièrement la zone du nord de l'Etat de New York et le Vermont.

Avant cela, le dernier ouragan à avoir laissé de mauvais souvenirs pour les New-Yorkais était Gloria, en 1985.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos