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Kinshasa | Joseph Kabila

Le président ouvre le Sommet de la Francophonie

Agence France-Presse 
13/10/2012 09h32 
 
 
Kinshasa | Joseph Kabila - Le président ouvre le Sommet de la Francophonie
Le premier ministre du Canada Stephen Harper rencontre Olive et Joseph Kabila à l'ouverture du Sommet de la Francophonie en République démocratique du Congo. 
Photo Noor Khamis / Reuters

KINSHASA - Le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a présenté le conflit dans l'Est de son pays comme «une guerre injuste» et «imposée» par «des forces négatives à la solde d'intérêts extérieurs», en ouvrant samedi le sommet de la Francophonie à Kinshasa.

«Pendant que notre peuple se dépense sans compter pour l'amélioration de ses conditions de vie, des forces négatives à la solde d'intérêts extérieurs ont depuis quelques mois entrepris de déstabiliser notre pays dans la province du Nord-Kivu (est)», a-t-il affirmé sans toutefois citer le Rwanda, accusé par l'ONU et Kinshasa de soutenir une rébellion dans l'Est.

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«Du fait de la guerre injuste qui nous est ainsi imposée, une fois de plus, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants perdent leur vie ou sont dans l'errance dans les montagnes du Kivu et d'autres sont obligés de vivre dans des conditions qui ne peuvent qu'interpeller la conscience», a-t-il ajouté.

Il s'exprimait devant une quinzaine de chefs d'État et de gouvernement «ayant le français en partage», réunis pour deux jours à Kinshasa.

Dans l'après-midi, les participants au sommet devaient débattre, à huis clos, de la situation au Nord-Kivu où l'armée congolaise combat des rebelles du M23 (mouvement composé de mutins) et différents groupes armés, dans une région riche en minérais.

Des experts de l'ONU ont récemment accusé le Rwanda de fournir un soutien militaire aux rebelles, ce que Kigali a démenti. Le président rwandais Paul Kagamé était samedi le grand absent du sommet.

Le président congolais, dont le régime est sous le feu des critiques pour les violations des droits de l'homme, a salué la venue de dirigeants étrangers comme une «marque de solidarité».

Une partie de l'opposition congolaise avait appelé au boycott de ce sommet, pour ne pas légitimer le régime de Joseph Kabila, dont la réélection en 2011 a été marquée par de nombreuses fraudes.

M. Kabila a ensuite vanté «la tolérance, l'Etat de droit et la démocratie», «consubstantiels de la Francophonie» et a affirmé que la RDC avait «pris l'engagement de traduire ces valeurs universelles dans la vie de ses institutions et de ses populations».



 
 






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