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Avalanche au Népal

Retour en France de rescapés

Agence France-Presse 
25/09/2012 12h05 
 
 
Avalanche au Népal - Retour en France de rescapés
Claude Belmas à son arrivée à Lyon.  
Photo Philippe Desmazes / AFP

PARIS - Sept alpinistes français, dont trois légèrement blessés lors de l'avalanche meurtrière survenue dimanche au Népal, sont revenus mardi en France alors que des recherches se poursuivent sur place pour retrouver un Canadien et deux Français.

Selon le syndicat français des guides de montagne, des alpinistes européens contribuent aux recherches menées au Népal pour trouver leurs corps par cinq sherpas munis de pelles à neige, de piolets et de bâtons en bambou.


«Des guides européens qui connaissaient les disparus veulent profiter de leur présence sur place pour se donner une chance supplémentaire de trouver quelque chose», a déclaré à l'AFP Denis Crabières, président du syndicat des guides de montagne.

Il s'agit de «personnes expérimentées» qui ne disposent pas de matériel spécifique de recherche mais simplement de «moyens légers», tels des pelles et sondes. «Il y a très peu de chances de retrouver les disparus car, compte tenu du terrain et de l'ampleur de l'avalanche, il est possible qu'ils aient été projetés dans une crevasse», a-t-il estimé.

Accueil de la ministre

À Paris, la ministre déléguée aux Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, a accueilli sept alpinistes, dont trois blessés légers, souffrant «d'engelures» et de «contusions». Les quatre autres étaient soit indemnes, soit n'avaient pas été touchés par la coulée de neige.

«Je me sens triste, je ne sais plus très bien où je suis et je pense à ceux qui ont disparu dans des crevasses, qu'on ne retrouvera probablement jamais, c'est un vrai choc», a confié à des journalistes l'un des alpinistes, Arnaud de Fouchier. Il était resté dans un camp situé en dessous du lieu de l'avalanche en raison d'une bronchite.

«Miraculé, miraculé», a répété à son arrivée à Lyon Claude Belmas, les mains emmaillotées dans des pansements. «Bien sûr qu'on a peur, tout va très très vite, c'est à la fois très rapide et très long. Mais on se trouve des forces insoupçonnées», a-t-il ajouté.

«Mort sous mes pieds»

«J'ai vu beaucoup de neige, beaucoup de glace, 600 mètres de chute, un camarade mort sous mes pieds», a ajouté Arnaud Manel, portant une minerve. «La montagne, c'est des beaux moments, c'est des moments forts avec des copains. Et puis quand ça se passe bien, c'est super et quand ça se passe pas bien, c'est très triste. Mais ça reste de la montagne.»

Marc Poncin se rappelle de «l'impression terrible» de l'avalanche approchant: «J'ai entendu l'avalanche arriver sur moi, enfin le souffle de l'avalanche, et puis je me suis fait embarquer».

L'avalanche dimanche à l'aube près du sommet du Manaslu (8.156 m) a fait au moins neuf morts, dont quatre Français, un guide de montagne népalais, un Espagnol, un Allemand et un Italien.



 
 






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