M. Obama a indiqué que les participants étaient parvenus «aux grandes lignes d'un accord» sur la mise en place d'un «partenariat transpacifique» (TPP) réunissant les États-Unis et le Japon mais laissant à l'écart la Chine.
«Certains détails restent à régler mais nous avons bon espoir d'y parvenir», a déclaré M. Obama en réunissant les États concernés.
«Avec près de 500 millions de consommateurs à nous tous, nous pouvons faire encore plus de choses ensemble», a affirmé le président américain. «Nous pouvons dynamiser les exportations, lancer de nouveaux produits et créer des emplois», a-t-il dit.
Les États-Unis ont entamé des négociations en 2008 sur la mise en place de cette zone de libre-échange avec huit autres pays (Australie, Brunei, Chili, Etats-Unis, Malaisie, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour, Vietnam). Le Japon, troisième économie mondiale, a annoncé vendredi son ralliement au projet.
L'annonce de l'accord survient au premier jour du sommet des 21 pays membres du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec) réuni à Hawaii. Onze pays de l'Apec restent à l'écart du projet de zone de libre-échange, dont des puissances comme le Canada, la Corée du Sud et surtout la Chine, deuxième économie mondiale.
Pékin a critiqué certaines exigences prévues par le TPP, notamment le respect de critères sociaux ou écologiques. Le quotidien chinois Global Times a déploré samedi le lien fait par les États-Unis entre libre-échange et droits de l'homme et minimisé l'importance d'un TPP sans la Chine.
«Ouvert aux autres pays»
Dans un communiqué commun, les participants au TPP ont assuré que leur projet était ouvert à tous les autres pays de la ceinture Pacifique. «Nous partageons un fort intérêt pour étendre notre partenariat actuel (...) à d'autres pays de la région», ont-ils dit.
Aucun calendrier précis n'a été annoncé pour la mise en place de la zone de libre-échange, mais M. Obama a indiqué lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise que l'objectif était «de parvenir à concrétiser quelque chose l'an prochain».
Le sommet de l'Apec proprement dit commence samedi soir par un dîner des 21 dirigeants invités par Barack Obama dans son île natale, dont la célèbre plage de Waikiki semblait se préparer à un débarquement ennemi vu l'ampleur des mesures de sécurité mises en place à même le sable.
Les dirigeants de la région ont aussi prévu de multiples réunions bilatérales, le président américain devant s'entrenir successivement avec le Chinois Hu Jintao, le Russe Dmitri Medvedev et le Japonais Yoshihiko Noda. La question du nucléaire iranien devrait figurer en bonne place des entretiens du président américain avec ses homologues chinois et russe, dont les pays s'opposent à de nouvelles sanctions contre Téhéran.
L'intérêt des États-Unis
M. Obama a insisté sur l'intérêt de la région Asie-Pacifique pour son pays. «Les États-Unis sont une puissance du Pacifique et ils y sont pour de bon», a-t-il martelé devant les patrons de la région.
Il a lancé un avertissement à la Chine, jugeant «inacceptable» que ce pays esquive sa responsabilité de protéger la propriété intellectuelle des entreprises américaines.
À propos de la situation en Europe, il a estimé que le Vieux continent avait encore du travail à faire pour stabiliser la situation financière de la zone euro, en dépit d'évolutions positives en Italie et en Grèce.