Le FMI réfute des allégations de harcèlement sexuel

Affaire

Le logo du Fonds monétaire international © Courtoisie

WASHINGTON - Le Fonds monétaire international a réfuté vendredi un article du New York Times décrivant les relations entre salariés de l'institution comme marquées par la clémence vis-à-vis du harcèlement sexuel.

«Ce n'est pas le Fonds que nous connaissons et où nous travaillons», a affirmé un porte-parole de l'institution, William Murray, dans un communiqué.

«Est-ce un endroit parfait? Non. Mais cet article crée une impression de harcèlement institutionnalisé et de manque de respect. Ce n'est pas le cas. Le harcèlement n'est pas toléré dans cette institution», a-t-il indiqué. Le FMI a rappelé les ajouts faits au code de conduite qui s'impose aux salariés. Le 6 mai, soit avant l'affaire de tentative de viol et agression sexuelle pour laquelle son directeur général Dominique Strauss-Kahn avait été arrêté à New York, l'institution avait adopté des règles prévoyant des sanctions pour ses fonctionnaires qui auraient un conflit d'intérêt à cause d'une relation intime avec un(e) supérieur(e) ou un(e) subordonné(e), ou qui passeraient sous silence des faits de harcèlement sexuel.

L'article publié en Une du quotidien new-yorkais est intitulé «Au FMI, les hommes à l'affût et les femmes sur leurs gardes».

Il revient sur la relation extraconjugale en 2008 entre M. Strauss-Kahn et une économiste hongroise, Piroska Nagy, affaire qui avait débouché sur une enquête et un blâme pour M. Strauss-Kahn.

Il cite aussi une note interne de 2008 indiquant: «l'absence de scandales publics concernant l'éthique semble davantage la conséquence de la chance que d'une bonne préparation et d'une action particulière».

Enfin, le journal cite une salariée qui dit sous couvert de l'anonymat avoir reçu en 2009 des avances écrites insistantes d'un supérieur. Selon elle, il n'y avait eu aucune sanction.


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