Hassan Diab sollicite le rejet d'une demande d'extradition de Paris

Attentat de la rue Copernic - Hassan Diab sollicite le rejet d'une demande d'extradition de Paris

L'attentat de la rue Copernic, à Paris, a tué quatre personnes en 1980.© AFP Photo

Le Canado-Libanais Hassan Diab, soupçonné par la France de faire partie du groupe responsable de l'attentat de la rue Copernic qui a fait quatre morts en 1980 près d'une synagogue parisienne, a sollicité lundi le rejet par le Canada d'une demande d'extradition de Paris.

La défense de M. Diab a fait cette demande à la reprise lundi d'une audience d'extradition à Ottawa, en qualifiant de douteux les éléments de preuve du dossier français.

L'ancien professeur d'université d'Ottawa, âgé de 56 ans, avait été arrêté en novembre 2008 à la demande de la justice française, qui veut le juger. Il avait été remis en liberté fin mars 2009, sous de très strictes conditions, dont celle porter un bracelet électronique.

La France soupçonne M. Diab d'avoir fait partie d'un groupe radical palestinien responsable de l'attentat de la rue Copernic, le 3 octobre 1980. Les enquêteurs français s'appuient sur sa ressemblance avec les portraits robots de l'époque ainsi que sur des analyses graphologiques de l'écriture de M. Diab et de celle d'une fiche d'hôtel.

Se disant victime d'une homonymie, Hassan Diab clame son innocence, soutenant qu'il était étudiant à Beyrouth au moment des faits.

Hassan Diab était présent lundi au tribunal, tout comme plusieurs de ses proches et sympathisants. Avant l'ouverture de l'audience, il avait réitéré son innocence. «Je suis innocent de toutes les accusations à mon encontre», a-t-il déclaré dans un communiqué.

«J'espère que l'audience d'extradition va mettre un terme au climat de chasse aux sorcières dans lequel je vis depuis trois ans», a-t-il ajouté en qualifiant de fausses et non étayées les accusations à son encontre.

Il y a 30 ans, une bombe constituée d'une dizaine de kilos de pentrite et fixée sur une moto avait explosé près de la synagogue de la rue Copernic à Paris. Cette moto avait été achetée quelques jours plus tôt par un certain Alexandre Panadriyu, de nationalité chypriote. En réalité une fausse identité derrière laquelle se cachait, selon la France, Hassan Diab.


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