Tout ce qu'elle voulait, c'était amener sa copine au bal de fin d'année comme les autres étudiantes américaines gaies. Mais son école secondaire du Mississippi a préféré annuler le bal de fin d’année plutôt que de voir Constance McMillen et sa copine y assister en couple.
L'Union américaine pour les libertés civiles (ALCU) a déposé jeudi une poursuite contre l'établissement scolaire.
L'ALCU estime que les gestes posés par l'école secondaire agricole d'Itawamba, à Fulton au Mississipi, ont violé le droit à la libre expression de l'étudiante. L'organisme demande ainsi à la Cour américaine de district de l'État du Mississippi de tenir le bal.
«Tout ce que je voulais, c'est avoir l'occasion de profiter de ma soirée au même titre que les autres étudiants, a plaidé la jeune McMillen, âgée de 18 ans, dans le communiqué émis par l'ACLU jeudi. Mais mon école a préféré faire souffrir tous les étudiants plutôt que de traiter tout le monde sur un pied d'égalité. Il ne s'agit plus de défendre seulement mes droits. Je me bats pour le droit de tous les étudiants de mon école à avoir leur bal.»
Selon l'ACLU, le premier amendement de la Constitution américaine garantit aux étudiants le droit de se présenter avec une personne du même sexe lors de bals scolaires, la jurisprudence ayant déterminé que les objections des autres partis n'en justifient pas la censure.
L'ACLU soutient que l'établissement scolaire a par la suite violé le droit d'expression de Mlle McMillen en lui interdisant de porter un smoking lors du bal. «C'est honteux et lâche de la part du district scolaire d'avoir annulé le bal de fin d'année et d'essayer d'en imputer la responsabilité à Constance, qui ne fait que défendre ses droits», a indiqué Christine P. Sun, conseillère principale à l'ACLU et avocate de Mlle McMillen.
Le bal de fin d'année devait se tenir le 2 avril.