Michel Adrien bouleversé

Haïti - Michel Adrien bouleversé

Le maire de Mont-Laurier, Michel Adrien.© Photo QMI

Les membres de sa famille immédiate sont sains et saufs. Néanmoins, le maire de Mont-Laurier Michel Adrien est tout à fait bouleversé par cette nouvelle tragédie qui touche son pays d’origine, Haïti.

«C’est le sort qui s’acharne sur Haïti», nous dira le maire Adrien, encore sous le coup de la nouvelle du séisme d’une magnitude de 7 à l’échelle Richter a dévasté la capitale de Port-au-Prince et ses environs vers 17h24 mardi. Deux millions de personnes vivent à Haïti.

Établit à Mont-Laurier depuis plus de 40 ans, Michel Adrien a conservé des liens très étroits avec Haïti où vivent quatre de ses frères, une sœur ainsi que plusieurs neveux et nièces.

Même si ses proches sont hors de danger, le maire Adrien est touché par l’ampleur de ce nouveau désastre qui atteint Haïti.

«On anticipe des milliers de morts. Le Palais national est détruit et l’Hôtel Montana, un chic établissement où logent les dignitaires, est en partie effondré. Les hôpitaux ne fonctionnent plus. Les réseaux de communication non plus. C’est le chaos», commente le maire Adrien.

«Plusieurs édifices construits selon des normes nord-américaines se sont effondrés; imaginez les petites maisons bâties avec les moyens du bord…», ajoute-t-il. Le maire Adrien a eu l’occasion de parler avec sa belle-sœur hier. «Elle a eu l’impression que ça durait une éternité. La maison oscillait sous la secousse», dit Michel Adrien.

Le séisme d’Haïti aurait duré une bonne minute. Il fut suivi de cinq répliques dont l’intensité variait de 5 à 5,9. Pour fins de comparaison, le séisme qui a ébranlé Mont-Laurier en 1990 et qui avait éveillé tout le monde au beau milieu de la nuit, atteignait 5,0 à l’échelle Richter.

Aide

Pour l’instant, la meilleure façon d’aider la population d’Haïti demeure les dons en argent. Le maire Adrien invite les gens qui veulent soutenir les sinistrés à faire des dons aux organismes d’aide humanitaires reconnus, notamment la Croix-Rouge, Oxfam Québec et le CECI (Centre d’étude et de coopération internationale).

«Dans quelque temps, quand nous aurons une bonne idée des besoins là-bas, la Ville de Mont-Laurier organisera une campagne de levée de fonds pour la construction d’un dispensaire ou d’une école», conclut-il.


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