La Birmanie: une ombre au pacte environnemental asiatique

Singapour - La Birmanie: une ombre au pacte environnemental asiatique

La Birmanie a été la seule ombre de la rencontre annuelle entre les pays de l’ASEAN et de ses partenaires où un pacte environnemental a été conclu aujourd’hui.

Virginie Roy

C’est aujourd’hui, à Singapour, que s’achevait le Sommet asiatique annuel des seize pays d’Asie-Pacifique participants. Ils ont conclu un pacte environnemental dans lequel ils s’engagent à lutter contre le réchauffement climatique.

Si le pacte semble avoir été un succès, un pays fait de l’ombre à la bonne nouvelle. En effet, presque tous les pays ont fait preuve de bonne foi lors des discussions sauf la Birmanie. Selon l’AFP, plusieurs s’attendaient à voir les généraux faire profil bas après leur brutale répression d’un mouvement populaire fin septembre. Mais la junte birmane a plutôt pris l’initiative et empoisonné le climat des rencontres.

Une fois le Sommet terminé, l’ASEAN et ses partenaires sont restés très discrets quant à la position de la Birmanie.

Malgré tout, le pacte environnemental n’aura pas été en vain. En effet, la Chine et l’Inde, les principaux accusés en matière de pollution, mais dont l’économie est considérée comme une des plus performante, ont signé cette entente. Ainsi, ils conviennent d’accentuer leurs efforts pour développer des sources alternatives d’énergie, des technologies d’énergie fossiles plus propres et d’améliorer l’efficacité et la maîtrise de l’énergie.

«Au cours des cinq prochaines années, la Chine est déterminée à réduire la consommation d’énergie de 20% afin de faire baisser les émissions de carbone, et nous nous efforcerons de maintenir les émissions de carbone au niveau de 2005», a promis le premier ministre chinois Wen Jiabao.

Le document officiel stipule que les seize pays joindront leurs efforts pour le «développement de l’utilisation de l’énergie nucléaire civile. Ils travailleront aussi à réduire l’intensité énergétique, une mesure de l’efficacité énergétique d’une économie, même s’ils ont abandonné le projet d’aboutir à une baisse de 25 % d’ici 2030.

Les signataires vont s’efforcer d’accroître les surfaces vertes dans la région d’au moins 15 millions d’hectares d’ici 2020. Rappelons que l’ONU avait récemment averti l’Indonésie contre l’exploitation du bois sauvage. Possédant les plus grandes forêts primaires de la région, l’Indonésie pourrait conduire à la destruction de près de 98 % des forêts tropicales humides de la planète d’ici 2020, menaçant l’extinction de plusieurs espèces en danger dont les orangs-outangs.

Les États signataires sont les membres de l’ASEAN, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Malaisie, Indonésie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Laos, Vietnam, Cambodge, Birmanie) et leurs six partenaires régionaux privilégiés (Chine, Japon, Corée du Sud, Inde, Australie et Nouvelle-Zélande).


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