Il voulait apprendre le français

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

Contrairement à la croyance populaire, il semble que Saku Koivu ait déjà eu le goût d'apprendre le français.

«Il voulait l'apprendre, mais il n'a pas eu le temps avant de partir pour le Canada», soutient celle qui était sa chef de groupe au lycée, Irma Jarvisalo.

Cette dernière est elle-même enseignante de français.

«Saku m'a demandé si je pouvais lui apprendre la langue, raconte-t-elle, mais je n'en avais pas le temps.»

«Un plus grand public»

Mme Jarvisalo, qui ne conserve qu'un souvenir positif de son ancien élève, lui suggère tout de même de se mettre à l'apprentissage de la langue de Molière.

«En tant que professeur, je pense que tout le monde devrait apprendre le français, dit-elle, mais j'imagine que Saku a d'autres chats à fouetter par les temps qui courent.

«À mon avis, une langue de plus lui permettrait de rejoindre un public plus large», estime l'enseignante.

En Finlande, les étudiants apprennent au moins trois langues à l'école. Il s'agit du finnois, du suédois et de l'anglais. Il est d'ailleurs très facile d'être servi en anglais, partout à Helsinki.

Lorsqu'ils atteignent le lycée, les Finlandais peuvent aussi apprendre une quatrième langue. Le quart d'entre eux portent alors leur choix sur le français.

smenard@journalmtl.com


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