Une source de grande fierté

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

Même si Saku Koivu venait d'un milieu «un peu bourgeois», selon son prof, le système scolaire finlandais ne lui a donné aucun passe-droit. Comme tous les ados de son âge, le capitaine du Tricolore a dû faire ses preuves avant de «gagner le privilège» de fréquenter une école de sports-études.

«Saku était un garçon comme les autres, mais il disposait d'un talent particulier. Et c'est notre système qui lui a donné la chance de développer ses aptitudes, tout en terminant des études post-secondaires», lance fièrement Airi Partio, directrice adjointe de l'école Aurajoen, de Turku.

C'est dans ce lycée, situé à 200 km d'Helsinki, que le jeune Koivu

a terminé ses études pré-universitaires, en 1995, avant d'être repêché par le Canadien de Montréal.

En fonction des résultats

Onze ans plus tard, le numéro 11 continue d'alimenter les rêves des jeunes de cette école, une des rares en Finlande qui sélectionne ses étudiants en fonction de leurs résultats scolaires et sportifs.

Dans la salle des professeurs, Irma Jarvisalo sourit à pleines dents lorsqu'on lui parle de Saku. C'est elle qui a supervisé le passage au lycée du célèbre hockeyeur.

«Je ne garde de lui que de bons souvenirs», dit l'enseignante, qui agissait comme chef de groupe de Koivu.

Mme Jarvisalo devait s'assurer que les succès sportifs du jeune homme ne nuisaient pas à ses études.

«Je me souviens de lui comme d'un étudiant très agréable, confie-t-elle. Il était dynamique et solidaire envers les autres. Il était déjà connu à l'époque, mais ça ne lui était pas monté à la tête du tout», assure la prof.

Irma Jarvisalo soutient que son élève a été une inspiration pour de nombreux athlètes, puisqu'il a démontré l'importance de terminer des études supérieures avant de se lancer dans une carrière professionnelle.

«À l'époque, c'était assez exceptionnel, dit l'enseignante, mais grâce à lui, l'attitude des jeunes sportifs a changé.»

Son histoire connue de tous

À l'intérieur de l'école, «tout le monde connaît l'histoire de Saku», indique la directrice adjointe de l'institution, Aira Partio. «Il est une source de fierté pour tous les élèves», dit-elle.

«Chaque année, il vient remettre des bourses aux étudiants les plus méritants. Sa visite est toujours très appréciée», renchérit le directeur, Markus Kalmari.

Dans le hall d'entrée, trois étudiants discutent sous le chandail de Koivu, qui est accroché dans un présentoir. «Saku, c'est mon idole», lance Vimi Oksa, 17 ans.

«Il est une des raisons pour lesquelles j'ai choisi cette école», ajoute Lassi Kokkala.

«Sa réussite nous prouve qu'on est à la bonne place. Ça me rend fier d'être ici», dit Niklas Sandberg, 16 ans.

smenard@journalmtl.com


Vidéos

Photos