Le Québec devrait s'inspirer du modèle finlandais, croit Koivu

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

Le plus connu des Finlandais établis à Montréal, Saku Koivu, estime que le système d'éducation de son pays devrait servir d'inspiration au Québec.

En entrevue au Journal de Montréal, le capitaine du Canadien juge que le caractère égalitaire des écoles finlandaises gagnerait à être reproduit chez nous.

«Un système scolaire comme celui de la Finlande élimine les inégalités qui existent à la naissance, dit-il. Il permet à tout le monde de faire exactement ce qui leur plaît, sans égard à leur situation financière.»

Dans les écoles de Finlande, tout est gratuit, des cartables aux gommes à effacer, en passant par les repas du midi.

«À mon avis, c'est beaucoup plus juste ainsi. Personne ne devrait être mieux traité parce qu'il a plus d'argent que son voisin», lance-t-il.

Le privé, jamais

La petite fille de Saku Koivu n'a pas encore un an et demi que déjà, le numéro 11 assure qu'il ne l'inscrira pas dans une école privée, si sa famille habite toujours à Montréal lorsqu'elle entrera en maternelle.

Koivu en aurait pourtant amplement les moyens. Récemment, il a conclu une entente de trois ans avec le Tricolore lui assurant des revenus de 14,5 M$.

«En Finlande, il n'y a pas d'écoles privées, dit-il. Je n'ai connu que des écoles publiques et ça m'a plu. Je ne vois pas pourquoi j'inscrirais mon enfant au privé.»

Paresse

Il va plus loin et assure que sa fille, elle, apprendra le français. (voir autre texte)

«Si j'avais appris le français, ma vie ici serait beaucoup plus facile, reconnaît-il. À l'école, j'ai plutôt choisi le suédois, l'anglais et l'allemand.

«Maîtriser une nouvelle langue serait extraordinaire, dit-il, mais puisque personne ne me demande jamais de lui parler en français, ça m'a rendu un peu paresseux...»

Le hockeyeur ne tarit pas d'éloges à l'endroit des écoles de son pays, qui permettent aux étudiants de ne pas sombrer dans le découragement, selon lui.

«Je n'aurais pas eu de diplôme...»

«L'enseignement est très personnalisé, souligne-t-il, et c'est d'ailleurs ce qui m'a permis d'obtenir mon diplôme. Au lieu de prendre trois ou quatre ans pour compléter un programme, on peut mettre plus de temps. Si je n'avais pas eu cette chance, je n'aurais jamais gradué.»

smenard@journalmtl.com


Vidéos

Photos